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Agriculture de 2ème génération : Une vision pour la modernité

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agricultures01C’est la mutation à moyen terme de l’agriculture familiale vers une agriculture moderne. Pour y parvenir, le président de la Chambre d’Agriculture, des Pêches, de l’Elevage et des Forêts estime qu’il faut faire du paysan, « un véritable exploitant capable de gérer une unité de production ».

 

Evoquant que cette vision de mutation concerne également la promotion des exploitations agricoles de petite et moyenne importance dont il va falloir définir la fourchette de taille. « Il faut sortir véritablement de la situation de subsistance pour s’impliquer dans le marché pour que le paysan puisse dégager une plus value qui va lui permettre de faire face à ses besoins élémentaires de développement », développe Janvier Mongui Sossomba.


Chaque individu aspirant à un mieux-être, il signale, avec un zeste d’optimisme, qu’il y a actuellement une prédisposition du paysan à accepter ce qui peut diminuer la pénibilité dans son travail quotidien. « Les paysans attendent qu’on leur permette de trouver la formule qui leur permettrait de produire davantage en fournissant moins d’effort. Il faut donc leur apporter le savoir, mettre à leur disposition toutes les technologies qui passent par les instituts de recherche, mettre au point des semences variées, sélectionnées et à la productivité reconnue », propose le patron de la Chambre d’agriculture.


La voie du salut
Voilà autant d’actions qui, si elles sont menées, devraient permettre à l’agriculture camerounaise qui demeure au stade de la primitivité, malgré tous les moyens mis en œuvre, d’accéder à l’agriculture de deuxième génération. Ce qui, à coup sûr, solutionnera le problème de déficit alimentaire dont souffrent certaines régions du Cameroun. Abordant ce sujet aussi préoccupant, Janvier Mongui Sossomba soutient que « la résorption du déficit alimentaire participe d’abord d’une réflexion profonde et ensuite d’une politique coordonnée ».


Pour lui, il faut tout d’abord s’interroger sur la nature du déficit alimentaire. « Il s’agit d’identifier les besoins en termes de denrées de haute consommation. Dans le Grand Nord où nous avons souvent eu des alertes de manque de céréales, il faut voir comment anticiper sur ce genre de situation pendant qu’on sait que dans les greniers du Sud, il y a par exemple du maïs qui ne trouve pas preneurs alors qu’ailleurs, on meurt de faim à une période donnée. Donc le déficit alimentaire doit d’abord se définir », argumente l’architecte de la remobilisation de la Chambre d’agriculture, des pêches, de l’élevage et des forêts.
J-P.B
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