Défi agropastoral à Ebolowa : Les seigneurs de la terre gratifiés d’un nouveau matériel



C’était à l’occasion de la remise du ‘’ prix Paul Ngulu Evina ‘’ de la meilleure réalisation agro-pastorale dans le département de la Mvila. « Nous ne nous substituons pas à l’Etat qui a ses charges régaliennes à assumer. Pour nous, ce n’est pas tant la quantité du matériel qui importe que la symbolique du geste.
Nous sommes aujourd’hui entrain de passer à la mécanisation de notre agriculture car nos pays voisins sont de gros demandeurs des produits agricoles camerounais.
Il y a donc un effort concerté qui doit être fait par toutes les parties ». C’est en ces termes que l’honorable Jean Jacques Zam, promoteur du prix ‘’ Paul Ngulu Evina ‘’ a cadré son action auprès du monde paysan. Cette initiative qui en est à sa 12ème édition recherche la performance et la compétitivité agricole, pastorale et piscicole. D’ailleurs, de nombreux lauréats de ce concours ont été confirmés lors du dernier comice agropastoral d’Ebolowa à travers des prix nationaux reçus. Créer l’émulation pour booster la production à travers l’exploitation de grands espaces et un bon entretien des spéculations est le principal axe de cette vision.
C’est pour cela que les critères de sélection reposent sur la taille de l’exploitation, le respect des normes techniques, l’appartenance à une organisation paysanne structurée et la productivité. Ce concours dont l’enveloppe des prix s’élève à 5 millions de francs Cfa a consacré pour cette édition 2011 dix sept lauréats. Plus de trois millions de francs CFA au matériel agricole et le reste en numéraires. Encourageant l’initiative, Irénée Galim Ngong, préfet de la Mvila a fort opportunément rappelé que « le développement de la société camerounaise ne partira pas de la ville mais de la campagne où se trouvent les acteurs ruraux de tous bords, illustres producteurs des denrées dont le peuple entier se nourrit. »
Les défis
Sans esprit de triomphalisme eu égard à ce projet pour le moins salutaire, le promoteur reconnait les limites de son action dans le temps et dans l’espace : « Je sais que l’heure est davantage à la mécanisation de l’agriculture et à l’industrialisation. D’où la nécessité d’importants investissements nouveaux. » Sur ce plan, il regrette que les tracteurs montés à Akak Essatolo à 5 kilomètres d’Ebolowa ne puissant pas servir en zone de foret. En attendant, une autre équation des pouvoirs publics pour une mécanisation adaptée au Sud, l’honorable Jean Jacques Zam a demandé de faire bon usage du matériel reçu.
Louis de Gonzague