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Pour la 3ème fois, le pays va tenter, en févier prochain, d’obtenir le statut de pays conforme dans le processus Eiti. Le Comité international de l’Initiative de transparence dans les industries extractives (Eiti) va se réunir en conseil d’administration en février prochain à Londres, en Angleterre.
Au menu des ces assises se trouve l’examen, pour la 3ème fois, du dossier du Cameroun qui a déjà été recalé deux fois dans son ambition de devenir un pays jouissant du statut de pays conforme dans la mise en oeuvre de cette initiative soutenue par la banque mondiale, et qui vise à montrer patte blanche aux yeux du monde en matière de transparence dans la gestion des industries extractives.
En prélude à cet examen auquel le comité international de l’Etie doit soumettre le Cameroun, le comité national chargé de la mise en ?uvre de cette initiative à laquelle l’Etat du Cameroun adhéré depuis 2005, a organisé hier à Yaoundé, une cérémonie de présentation du «rapport de compilation des documents, données et informations sur l’Etie entre 2006 et 2008». En clair, à en croire les explications des membres de ce comité, il s’agit de la version révisée du rapport présenté au public en août 2011, mais sur lequel le comité international Eiti avait émis certaines réserves, eu égard aux contradictions qu’il recélait, à sa non accessibilité par tous selon la norme édictée par l’Eiti, et par les difficultés de compréhension qui caractérisaient ledit rapport à certains endroits.
Dans le détail, a-t-on appris, le comité international Eiti avait constaté que 11 sociétés pétrolières et minières exerçant au Cameroun n’avaient pas transmis les volumes de leur production et les paiements effectués sur la période 2006-2008 ; que les écarts entre les paiements déclarés par les compagnies pétrolières et minières et les déclarations de paiement reçus par le gouvernement n’avaient pas été expliqués; que le comité national n’avait pas apporté la preuve que les comptes déclarés avaient été audités, et que le rapport n’avait pas été largement diffusé auprès du public. Toutes choses rectifiées dans le document révisé présenté hier à Yaoundé.
En effet, selon le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey, qui préside par ailleurs le comité national Eiti, ce rapport qui recense toutes les transactions financières entre toutes les sociétés pétrolières et minières et l’Etat du Cameroun, et qui selon le Minfi va faire l’objet d’une large diffusion dans les prochains jours, va enfin permettre au comité international Eiti «de se prononcer définitivement sur le statut du Cameroun». Selon les experts, le statut de pays conforme au processus Eiti après lequel le Cameroun cours depuis 2010, concoure à assurer les investisseurs sur la minimisation des risques dans le pays, puisque qu’avec ce statut, le pays est présenté comme étant un terreau de la transparence et de bonne gouvernance dans les industries extractives.
Brice R. Mbodiam
