Spéculation :15 tonnes de poissons saisies à Douala



Il est reproché à ces opérateurs, la pratique des manœuvres spéculatives, l’absence de bordereaux de route et factures d’achat.Les responsables de la délégation régionale du Commerce du Littoral ont saisi 15 tonnes de poissons maquereaux 25+, dans les marchés Deido et Douala bar.
C’était lors d’une opération menée par la brigade de contrôle et de répression de la délégation régionale du Commerce pour le Littoral le 29 décembre 2011.Le délégué régional en charge du Commerce pour le Littoral, David Tségui,affirme que ce poisson a été capturé dans les poissonneries situées aux marchés Deido et Douala «Bar»par les responsables de la brigade de contrôle et de répression.
Ces captures, dont le volume est estimé à 15 tonnes, ont été opérées alors que les auteurs se livraient à des manœuvres spéculatives et tentative de hausse de prix.Par ces actes défiant la réglementation en vigueur, le délégué régional reproche aux mis en cause la non détention du bordereau de route et la facture, pourtant les détaillants rendus coupables, disent s’approvisionner auprès d’un importateur avéré.
La saisie de la marchandise a eu lieu avant la célébration de la Saint Sylvestre, période où la demande est parfois le double de la normale, provoquant alors de graves pénuries sur les marchés locaux.L’opération contre ces poissonneries fait suite à l’introduction entre 2009 et 2010 des mesures du ministère du Commerce, destinées à empêcher la pratique sur le marché camerounais, des manies spéculatives et la vente des produits illégaux.L’action de la semaine dernière a certainement créé les perturbations des circuits de commercialisation. Même si certains langues ont dû penser que le marché du poisson a connu par moments une situation d’anarchie structurée, caractérisée par la spéculation et l’absence de tout contrôle, il n’en demeure pas moins que de telles pratiques peuvent mieux défendre la thèse de David Tségui, qui explique tous les importateurs gagneraient à suivre et respecter les canons légaux caractérisant la distribution.
«Ces intervenants, qui se sont multipliés récemment, ont introduit de nouvelles méthodes de travail. Ce qui crée des tensions sur les marchés», affirme-t-on auprès des commerçants. Et d’ajouter que ces intermédiaires achètent du poisson selon la disponibilité de la ressource et l’expédient dans la région où ils sont convaincus de le vendre au prix fort. «Il arrive que ces spéculateurs rappellent leurs marchandises pour la réorienter vers un autre marché ou une autre région où la demande est plus élevée. Transporté dans de très mauvaises conditions, le poisson arrive souvent impropre à la consommation», explique un commerçant. Certains camions et autres, transportent, en effet, le poisson sans aucun respect de la chaîne du froid ni des conditions d’hygiène.
Vente publique
Le stock saisi a été vendu aussi bien à l’esplanade de la délégation du Commerce, qu’à certaines poissonneries aux consommateurs à 1000 Fcfa le kg, sous l’œil vigilant des agents contrôleurs de la délégation. Comme à Congelcam, ces derniers ont supervisé les ventes dans la quasi-totalité de la ville de Douala et dans les autres départements du Littoral.
Que dit la loi
Lorsque les opérateurs fonds des stockages à des fins spéculatives, à l’exemple de ce stock de 15 tonnes de poissions, il est prélevé 10% sur la valeur de la marchandise au prix de détail. Il sera donc prélevé sur le stock saisi 10% lesquels seront versés au trésor public.