Agenda : 2012, l’autre année électorale


La mise en place des institutions prévues par la Constitution de 1996 pourrait également être amorcée. Théoriquement, les Camerounais en âge de voter seront à nouveau appelés aux urnes au mois de juillet prochain pour élire les conseillers municipaux et les députés de la Nation.
Considérées comme vitales pour jauger l’expression populaire, ces joutes électorales constituent le principal point d’ancrage de l’année politique 2012 au Cameroun. On suivra surtout à la loupe le score qu’engrangera le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc, au pouvoir), qui, devra déjà dès le mois de mars relever le défi du renouvellement des organes de base et plus tard des primaires.
L’opposition jouera également son va-tout pendant les consultations électorales annoncées. Pour mettre toutes les chances de leur côté, il de soi que le plaidoyer entamé par les principaux leaders de l’opposition en 2011 pour la réforme du système électoral camerounais va s’intensifier dans les prochains. Sur ce terrain, l’opposition pourra compter avec la «communauté internationale», notamment la France, les Etats-Unis et l’Union européenne, qui ont déjà clairement invité Elections Cameroon (Elecam) et le gouvernement à revoir leurs copies avant les municipales et les législatives de cette année.
Une perspective à laquelle le chef de l’Etat Paul Biya semble ouvert : «Je saisis cette occasion pour réaffirmer que les dysfonctionnements qui ont été constatés et qui, de toute façon, n’étaient pas de nature à remettre en cause les résultats de la consultation, seront corrigés avant les prochaines échéances électorales», a indiqué le chef de l’Etat le 31 décembre dernier dans son traditionnel message à la nation.
L’année 2012 devrait également être marquée par l’amorce de la mise en place des institutions prévues par la Constitution de 1996, notamment le Sénat et la Cour constitutionnelle, deux autres «exigences» des principaux partenaires au développement du Cameroun. «L’Assemblée nationale sera bientôt épaulée par le Sénat (…) Il nous faudra également installer le Conseil Constitutionnel qui est un organe essentiel pour le fonctionnement de nos institutions», avait déclaré Paul Biya lors de son investiture. Enfin, il est loisible d’annoncer pour cette année un plus grand transfert de compétences aux collectivités territoriales dans le cadre de la décentralisation.
Repères Classement à l’issue de la présidentielle1- Biya Paul (Rdpc) 77,98%2- Ni John Fru Ndi (Sdf) 10,71%3- Garga Haman Adji (Add) 3,21%4- Ndam Njoya Adamou (Udc) 1,73%5- Ayah Paul Abine (Pap) 1,26%6- Walla Edith Kahbang (Cpp) 0,71%7- Dzongang Albert (La Dynamique) 0,54%8- Momo Jean de Dieu (Paddec) 0,49%9- Ekindi Jean Jacques (Mp) 0,44%10- Muna Bernard Achuo (Afp) 0,38%11- Dang Bayibidio Esther (Bric) 0,32%12- Bile Olivier Anicet (Ufp) 0,31%13- Ekane Anicet (Manidem) 0,22%14- Hameni Bieleu Victorin François (Ufdc) 0,21%15- Ngo Fritz Pierre (Mec) 0,191%16- Djeunga Jean (Fuc) 0,1906%17- Feuzeu Isaac (Merci) 0,1905%18- Kamgang Hubert (Upa) 0,17%19- Atangana Nsoe Simon Pierre (Gc) 0,166%20- Lontouo Marcus (Cnc) 0,162%21- Nyamndi George Dobgima (Slc) 0,12%22- Tabi Owono Joachim (Amec) 0,11%23- Soh Fone Daniel (Psu) 0,10%