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Suite aux propos de l’ambassadeur itinérant et de quelques médias, l’avant-centre de l’Inter de Milan semble être l’épine dans la plaie. Depuis la débâcle des Lions Indomptables en raison de leur piètre prestation à la Coupe d’Afrique des Nations organisée en Angola, les tentatives de justification de cette contre-performance demeure d’actualité. Les décryptages des uns et des autres aussi cartésiens que parfois saugrenus se multiplient dans un lot d’invectives tantôt à l’encontre des joueurs, des encadreurs et, même si elles semblent moins nombreuses, envers le ministère en charge et la Fécafoot.Toujours est-il que dans cet enchevêtrement d’idées où le dénominateur commun semblait autrefois être la prestation médiocre des « patriarches » de l’équipe, le doigt accusateur est pointé désormais vers l’existence de clivages et cercles d’intérêt qui par le passé auront longtemps gangrené le football camerounais.
Rancœur
En effet, les supputations sur l’emprise exercée par le footballeur milliardaire Samuel Eto’o au sein de l’équipe nationale sont négatives. D’après celles-ci, le sociétaire de l’Inter de Milan serait le principal responsable du désordre enregistré. Une accusation qui avait, préalablement à la Can, été relayée par certains médias et analystes, mais pour laquelle certains avaient préféré faire la sourde oreille.
Selon ces derniers, le joueur qui usait déjà de son aura internationale pour influencer joueurs et encadreurs depuis l’époque d’Otto Pfister, continuerait avec cette besogne indélicate. Parmi les victimes, se compte Albert Roger Milla dont certain récrie vivement le rabrouement orchestré par Eto’o Fils de l’équipe nationale avant la CAN. Même si pour quelques uns, il ne s’agisse que d’une mauvaise interprétation des faits de la part de journalistes alléchés par une envie de semer la zizanie, les propos acerbes et indirects de l’ambassadeur itinérant, démontre parfaitement le contraire. Bien que l’ancien footballeur n’indexe guère nommément Samuel Eto’o, plusieurs éléments clairs permettent bien de reconnaître l’intéressé.
A cet effet, Roger Milla dans une interview récente, estime qu’un toilettage doit être fait quelque soit la carrure financière du joueur afin de ramener la discipline qui régnait autrefois. Dans cet allant, celui-ci à laisser poindre à l’horizon, un léger dessein de manager l’équipe nationale en soulignant que sa présence mettrait immédiatement fin aux schismes causés par l’orgueil, les caprices et la non conscience professionnelle de quelques joueurs indisciplinés qui « n’ont pas compris qu’en dépit de leur milliard, l’équipe nationale est l’affaire de tous les camerounais ».
Bien au-delà du problème, si la question de l’indiscipline du joueur semble tarauder à nouveau les esprits, la plupart des camerounais sont conscients que le malaise qui règne n’est pas sans conséquence pour l’équipe. Dans cette optique, afin de voir l’équipe nationale au firmament de son œuvre, il faudrait irrémédiablement qu’en dépit de la discipline et de la paix qui doivent surplomber, chacun puisse user positivement de son influence non pas dans des guéguerres vaines et douloureuses, mais à l’établissement d’un cadre sain et harmonieux.
