Aes Sonel :Les sous-traitants en ordre de bataille



Une assemblée générale des entreprises du secteur de l’électricité a eu lieu samedi dernier à Yaoundé.Depuis ce 17 décembre 2011, Victor Ekang Esseing est le nouveau président de l’Association des entreprises d’électricité et d’eau du Cameroun (Asselec).
Au terme d’une assemblée générale élective tenue à l’hôtel Mont Fébé de Yaoundé. L’ancien cadre de la Sonel et d’Aes, a fait valoir son bilinguisme et son message plein de franchise, armé d’une volonté de «relever le défi de l’éthique et de l’excellence», tel que prescrits par les textes de l’association crée le 15 juin 2007, pour venir à bout de Gabriel Inouma.
Ce dernier qui a le mérite d’avoir dirigé l’antenne régionale pour le Littoral d’Aseelec (la seule qui est véritablement fonctionnelle). Avec la promesse de faire mieux que le bureau sortant que présidait Marcel Amougou, à la fin d’un séjour de quatre ans.Le reproche qu’une partie de la trentaine de participants à l’Ag fait à l’équipe sortante, est d’avoir sombré dans la léthargie. Ce que reconnait en partie Marcel Amougou. «Ce que nous avons fait c’était d’exister, et mettre Aseelec dans le secteur de l’électricité. J’ai fait quatre ans à faire connaitre l’association sur plan national et international», avoue Marcel Amougou. Mais l’homme estime qu’«on aurait pu faire beaucoup de choses, mais parfois derrière on ne suivait pas», se justifie-t-il. Pour autant, «les 30 personnes présentes prouvent bien que l’Aseelec a tenu bon».
Alors que «le souhait c’est que au moins 100 entreprises constitue Aseelec, vous êtes seulement à 30, c’est peu», oppose Samuel Nyobe, le sous-directeur du contrôle technique et de la qualité de service qui représentait l’Agence de régulation du secteur de l’électricité (Arsel). Le régulateur veut se poser en véritable défenseur de la cause des montrer : «Aes doit cesser d’être le seul operateur d’électricité», braille-t-il. De quoi encourager ces techniciens qui assurent le gros des services d’Aes Sonel : relevé de compteurs, coupures, rétablissement des lignes, … «Mais le public n’en sait rien. On pense que c’est Aes qui le fait, pourtant…», souligne davantage un des membres d’Aseelec.
Défenseur des intérêts d’Aseelec
Le challenge de l’équipe à Ekang est d’installer l’association sur l’ensemble du pays. «Nous allons faire revivre les bureaux régionaux parce que nous gagnons à être unis pour mieux faire entendre notre voix», promet l’ancien maire de Douala 5ème et de Ngambé. L’homme veut peser de son poids pour que les Américains épongent la dette des principaux serviteurs du peuple. Mais aussi, «la formation du personnel doit être un axe prioritaire du nouveau bureau, et tout faire pour entrer dans les grands projets d’électrification de 300 villages dans les années à venir, et pour cela il faut se mettre ensemble, pour devenir incontournable, pour pouvoir dire non à Aes, afin d’obtenir de meilleures conditions de partenariat», prescrit son prédécesseur qui rappelle par ailleurs que le Cameroun n’est électrifié qu’à près de 20%, et la tâche revient aux partenaires d’Aes.
A propos, Marcel Amougou qui occupe le poste de vice-président de la Confédération africaine de l’électricité, avec compétence sur l’Afrique centrale, et chargé de la coopération internationale, veut apporter son appui à son successeur à cet effet. En 30 ans de service dans le secteur de l’électricité au Cameroun, Victor Ekang, ingénieur économiste, a été entre autres, contrôleur central à la direction des études générales de la Sonel, puis directeur administratif adjoint de la même entreprise. Et se vante aujourd’hui d’avoir terminé sa carrière professionnelle «sans sanction». Fort de ses dix ans d’expérience comme chef d’entreprise, l’homme qui, en venant à l’Ag de samedi dernier, a pris soin de rallier à sa cause la quasi-totalité de ses confrères du littoral, veut désormais se poser en «défenseur des intérêts de Aseelec».