Constructions : Cimencam forme à l’usage de ses produits


Le cimentier a délivré une session de formation à l’Ecole des travaux publics samedi dernier à l’intention des futurs ingénieurs de génie-civil. Comment utiliser la gamme des produits sortis des usines des cimenteries du Cameroun (Cimencam) ? Dans quel environnement et pour quel type d‘ouvrage ces produits sont-ils conseillés ?
Voilà les interrogations auxquelles les responsables de la production et du marketing de Cimencam ont voulu apporter des réponses au cours du séminaire organisé samedi dernier au campus de l’Ecole nationale des travaux publics (Enstp) à Yaoundé.
Cette formation sur l’utilisation des produits selon Guy Médico, responsable marketing de l’entreprise, prend pour prétexte l’invasion du marché de construction des bâtiments par des profanes au détriment des ingénieurs formés. «On se rend compte qu’il y a beaucoup de profanes dans la construction des bâtiments ; ça fait que les gens sont perturbés par l’utilisation des ciments, ils ne savent pas quel type de ciment est approprié pour tel environnement ou tel ouvrage ; c’est pourquoi nous commençons cette formation par les professionnels et notamment les enseignants qui sont les meilleurs vecteurs en matière de sensibilisation et de formation», explique Guy Médico.
Pour Marc Sinclair Mamiah, responsable de la production, au-delà de cette ambition qui vise à entretenir les apprenants sur les propriétés des cinq familles de ciment sortis de Cimencam, la société voudrait coller aux évolutions du pays notamment en ce qui concerne la mise en oeuvre des grands projets structurants et amener les professionnels de la construction à s’imprégner de l’utilisation appropriée des nouveaux produits. «Les gens ne connaissent que le Cpj 35 il est là depuis plus de 40 ans mais nous avons aussi d’autres produits que nous voulons faire connaître et de coller à chacun une application optimale. C’est pourquoi nous nous adressons aux prescripteurs notamment l’ordre des ingénieurs de génie-civil ou encore l’Ecole des travaux publics, qui recommandent encore systématiquement le Cpj 35 pour tout faire dans un ouvrage», explique Marc Sinclair Mamiah.
La solidité des bâtiments ne repose pas que sur le ciment. Pour garantir la qualité des ouvrages, il faut y associer la qualité de l’eau, du fer à béton des sables et des graviers dont le respect des normes garantit de bonnes constructions. A cela, souligne le responsable de la production, il faut ajouter la qualité de la mise en oeuvre. «Si on ne garantit pas la qualité de la réalisation des ouvrages, on ne peut pas avoir des bâtiments de qualité. Le constat qu’on fait aujourd’hui, c’est qu’il y a beaucoup de profanes dans les chantiers ; je vous fais remarquer que bientôt on aura plus de terrain, donc on aura recours aux immeubles en hauteur; ce qui demande que les professionnels soient réclamés dans les chantiers parce que la plupart des ouvrages qui s’effondrent sont des immeubles et non des maisonnettes. La mise en oeuvre d’un immeuble, si elle n’est pas maîtrisée, même si le ciment est de très bonne qualité, on aura malheureusement des cas d’effondrements», précise Marc Sinclair Mamiah.
A l’issue de la session de formation, les responsables de la société ont annoncé l’arrivée imminente sur le marché d’un nouveau produit qui s’appellera «Robuste».
Pierre Célestin Atangana