Kah Wallah : « Ce gouvernement est un épiphénomène »



Réaction du Cameroon People Party, Cpp.
« Comme nous pouvions nous y attendre, le Cameroun s’inscrit dans une continuité qui, dans notre contexte, est synonyme de statu quo. Nous assistons à un jeu de chaises musicales dans lequel les mêmes visages échangent juste des postes.
Cette nouvelle équipe, par ses membres, son organisation et la formulation de ses missions s’inscrit dans une tradition managériale dont nous ne pouvons attendre ni rupture ni révolution significatives.
Or, c’est d’une rupture au minimum et d’une révolution au mieux dont a besoin le Cameroun et les Camerounais/es ! Pour le CPP, ce nouveau gouvernement est un épiphénomène dans la mesure où les véritables enjeux sont non pas dans les ajustements internes à l’intérieur du système, mais dans les changements radicaux et profonds de la gouvernance et des conditions de vie des Camerounais/es.
L’urgence est dans une refonte et une réorientation profondes des pratiques de gouvernance qui s’appuient sur la transparence à tous les niveaux, la gestion participative de la chose publique, l’obligation de rendre compte, la fin de l’impunité et la quête permanente de résultats concrets et tangibles pour les Camerounais/es. Notre projet alternatif de gouvernance « Le Cameroun Leader », qui n’est pas compatible avec l’actuel système de gestion au Cameroun, précise ce qui nous apparait salutaire comme options et modalités d’une gestion publique pertinente et efficace dans notre pays.
Aujourd’hui, le Cameroun ne semble pas, à travers l’équipe annoncée, emprunter une voie qui rassure sur l’effectivité de la tenue des promesses faites. Nous renouvelons ici notre engagement à œuvrer pour informer et mobiliser les Camerounais/es en temps voulu et opportun afin que ceux-ci veillent au strict respect de leurs droits et libertés ainsi qu’à la prise en compte effective de leurs intérêts vitaux. Sans une veille permanente, une mobilisation régulière et des actions décisives de citoyens/es, ce gouvernement continuera à ne rien faire de décisif ni fondamental pour les Camerounais/es. »