revue de presse
sport
podcasts
staff

Newsletter




HitRadio sur Skype

Skype hitfmradio

Stat. des visites

mod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_counter
mod_vvisit_counterAujourd'hui36
mod_vvisit_counterTotal2295036

Société Africaine des Nouvelle Technologies
CAIC - FADIL GROUPE

Politique: Paul Biya est-il le premier fossoyeur «Des grandes Réalisations»?

PDFImprimer

biya-bi-mvondo1.jpgDeux mois après l’élection présidentielle du 9 octobre 2011 et plus d’un mois après la prestation de serment du président réélu, l’on attend toujours le début de concrétisation des promesses faites par le président de la République.

 

Sous le label des «grandes réalisations», Paul Biya demandait le suffrage de ses compatriotes pour un sixième mandat d’affilée à la tête du pays. Un mandat que les Camerounais lui ont du reste accordé, puisque le locataire d’Etoudi a été élu à 77,9% de suffrages valablement exprimés, ce qui, en tous points de vue, n’est pas loin d’un plébiscite.

 

C’est dire qu’au-delà des insuffisances qu’on a pu déceler lors du processus électoral, notamment des irrégularités qui ont émaillé les opérations de vote le jour du scrutin, il est clair que la victoire de Paul Biya ne saurait fondamentalement être remise en cause.

 

Tout naturellement, l’on se serait attendu que le président investi du mandat du peuple prenne immédiatement la mesure de ses nouvelles responsabilités, en engageant le pays dans un vaste chantier, d’autant que Paul Biya a librement pris l’engagement devant ses compatriotes de transformer à partir de janvier 2012, le Cameroun en un vaste chantier. Alors que le mois de janvier se profile déjà à l’horizon, pas un seul acte du chef de l’Etat matérialisant le début des «grandes réalisations» n’est encore visible. La rhétorique prend-elle définitivement le pas sur l’action? Paul Biya est-il comme les pharisiens dont fait mention la Sainte Bible qui ne font pas ce qu’ils disent et vont à l’encontre de la norme établie? Comme il est de coutume dans toutes les démocraties qui se respectent, que ce soit dans une démocratie avancée, retardée ou virtuelle, l’après élection, surtout, une élection présidentielle est généralement suivie par la formation d’un nouveau gouvernement. Le Cameroun qui semble évoluer en marge «des normes démocratiques et des usages républicains » n’y fait qu’à sa tête: résultat des courses, on attend toujours que soit formé le gouvernement post électoral.

«Le Cameroun, c’est le Cameroun»

Bien que les mauvais usages républicains fassent partie du système de gouvernance en vigueur au Cameroun, il ressort que cette attente qui se fait de plus en plus longue ne va pas sans conséquence sur le fonctionnement du pays. Les effets néfastes se font d’ailleurs sentir, et dont le fonctionnement au ralenti de l’administration n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Les ministres en fonction et ceux des compatriotes qui attendent des promotions au gouvernement préfèrent consacrer leurs efforts, leurs énergies et leur temps à se trouver des soutiens visibles et invisibles de nature à leur assurer un strapontin, qu’à mettre toutes leurs compétences à servir leur pays convenablement. Parce que leur esprit est ailleurs, des collaborateurs las d’attendre les directives du «patron» installent un système de fonctionnement qui ne se préoccupe pas prioritairement de l’efficacité de l’administration ou de la rentabilité de l’entreprise. L’on se sert au lieu de servir son pays, l’interminable attente d’un nouveau gouvernement faisant le lit à toutes sortes de maux: manipulation, corruption, clientélisme, affairisme, népotisme, mensonge, délation, trahison, règlements de compte, maraboutage, et peut-être même suppression des vies humaines.

 

On a beau pérorer que «le Cameroun, c’est le Cameroun », qu’il n’est pas moins évident qu’une telle situation n’est pas de nature à mettre le pays en mouvement. Comment s’attendre à l’efficacité et à la compétitivité de l’administration quand ceux qui doivent en être si ce n’est des inspirateurs, tout au moins, des catalyseurs ont l’esprit ailleurs? Comment s’attendre que l’on se concentre sur son travail quand on passe le clair de son temps à suivre les moindres mouvements du patron et à épier des adversaires? Dans ce cas précis, Paul Biya n’est pas sans reproche, en ce sens que c’est lui l’élu de la Nation, c’est à lui que revient la responsabilité d’impulser le mouvement et de rythmer la cadence. De manière urgente et pressente, il revient au chef de l’Etat de mettre le pays au travail, de se choisir des collaborateurs et leur donner une feuille de route bien précise en mettant un point d’honneur sur l’évaluation de l’action gouvernementale sur une périodicité bien déterminée. Paul Biya qui fut séminariste connaît sans doute le mode de fonctionnement du pharisianisme. Parce qu’il veut laisser à la postérité l’image de l’homme qui a «amené la prospérité au Cameroun» sait ce qui lui reste à faire pour se démarquer des Pharisiens.

Paul Biya est-il un Pharisien?

Eh oui! Janvier 2012, c’est déjà demain, c’est aujourd’hui. Date retenue par le président de la République pour procéder au lancement des grands chantiers. A l’instar de la poule qu’on ne nourrit pas le jour du marché, il est inconséquent d’attendre le jour «J» pour se trouver une équipe de travailler et lui demander illico presto d’enclencher le mouvement. Monsieur le président, mettez le pays au travail. Pour cela, il faut commencer par former le gouvernement afin de libérer des énergies positives, qui, faute d’une utilisation à bon escient, se dispersent dans d’interminables batailles de positionnement et engendrent malheureusement des forces négatives pour la Nation. Monsieur le président de la République mesurez-vous les conséquences que l’attente d’un nouveau gouvernement peut avoir sur l’économie nationale? Monsieur le président de la République, vous qui n’avez eu de cesse de dénoncer publiquement l’inertie de vos collaborateurs et de l’administration, ne pensez-vous pas être finalement pris dans votre propre piège? En maintenant le pays dans un indescriptible attentisme, Paul Biya sait-il qu’il se présente comme le premier fossoyeur «des grandes réalisations» qu’il a librement promis à son peuple? Parce que l’exemple vient d’en haut, Paul Biya fera-t-il le procès à ses collaborateurs si d’aventure ces derniers venaient à aller à l’encontre des prescriptions présidentielles ?

 

Loin de nier le principe de la continuité de l’administration, convenons tout de même qu’il aurait été de bon ton que ceux des collaborateurs du président de la République qui doivent prioritairement l’accompagner dans la concrétisation des «grandes réalisations» aient un minimum de temps d’acclimatation et de la connaissance de l’appréhension des dossiers. De même qu’il eut été judicieux que les nouveaux ministres défendirent eux-mêmes le budget de leur ministère respectif alors que l’Assemblée nationale était réunie jusqu’à la semaine dernière en session ordinaire prioritairement consacrée à l’examen et au vote du budget de la Nation pour le prochain exercice. Une année qui devrait être celle du coup d’envoi des grands chantiers qui devront amener le Cameroun vers l’émergence économique au cours des prochaines années. Vraiment, «le Cameroun, c’est le Cameroun»…

© La Nouvelle Expression : A. Mbog Pibasso

Commentaires (0)Add Comment

Ecrivez un commentaire
Réduire l'éditeur | Agrandir l'éditeur

security code
Entrez les caractères affichés


busy
Ecoutez la Radio!

SONDAGE

Sanction d'Eto'o par la Fecafoot.Quel commentaire!



 

NOTRE STAFF

  • NOTRE STAFF
  • NOTRE STAFF
  • NOTRE STAFF
  • NOTRE STAFF
  • NOTRE STAFF
  • NOTRE STAFF
  • NOTRE STAFF
  • NOTRE STAFF
  • NOTRE STAFF
  • NOTRE STAFF
  • NOTRE STAFF
  • NOTRE STAFF
  • NOTRE STAFF

Publicité

Météo

Entrez une ville:  

Restez connecté