Extension : Camair-co se déploie à Brazzaville


La compagnie aérienne nationale a inauguré mardi dernier, son premier vol à destination de la capitale congolaise. Il est exactement 19h55mn mardi, 29 novembre 2011 lorsque, le b?ing 737-700 (112 places, soit 12 en classe affaire) de la compagnie arienne camerounaise, Cameroon Corporation (Camair-co) foule le tarmac de l’aéroport de Brazzaville. Après une escale à Libreville.
Le vol inaugural de «l’étoile du Cameroun» à destination de la capitale congolaise, avait à son bord le directeur général, Alex Van Elk, ses collaborateurs, des journalistes et quelques passagers. «C’est très difficile de voyager en Afrique centrale. Il faut être fier au Cameroun d’avoir une compagnie aérienne qui desserve la sous région», argue Crésant Pombo, l’un des passagers à bord de ce vol inaugural.
La délégation été chaleureusement accueillie à l’aéroport de Brazzaville par le consul du Congo au Cameroun, André Ngassaki, l’ambassadeur du Cameroun au Congo, Komidor Njimoluh et des membres de la communauté camerounaise résidant au Congo. «Je suis très content ainsi que la communauté camerounaise d’accueillir l’étoile du Cameroun. Il ne manquait plus cette étoile pour indiquer l’itinéraire favori des hommes d’affaires», dit Komidor Njimoluh en cajolant un prototype du boeing 737-700 de Camair.co miniaturisé. Cette nouvelle destination est selon Alex Van Elk, la preuve vivante de la «coopération sous-régionale» d’où, devine-t-on, l’insistance du directeur général qui a tenu à saluer l’assistance en «lingala», langue congolaise. Cette escale est pour lui, «l’aboutissement d’un rêve».
Marie Sylvie Ze va représenter Camair.co à Brazzaville. «Je suis consciente. Au fond de moi, je sens suffisamment d’énergie, de force pour faire face aux défis qui sont là. Je n’ai pas peur», soutient cette dernière. Elle doit faire face à la rude concurrence au départ de cette escale. «Je dois faire du porte-à-porte, porter l’étoile du Cameroun auprès des commerçants dans les marchés, aller au niveau des organismes internationaux pour leur faire prendre la business class qui est leur offerte à bord du 737-700», dit-t-elle avec conviction. Pour le début, trois vols hebdomadaires sont prévus (mardi, jeudi, dimanche). Une fréquence de vol qu’elle estime être un atout face à la concurrence.
«J’ai un programme suffisamment flexible. Nous avons aligné tous nos vols en fin de journée. L’avantage majeur pour quelqu’un qui est à Brazzaville, c’est qu’il y passe sa journée et dans la soirée, il prend notre avion. Il se relaxe. Arrivé à Douala, il a la nuit pour se reposer. Le lendemain, il commence pleinement sa journée» explique Marie Sylvie Ze. L’escale de Bangui a également été ouverte ce jour.
Ces deux nouvelles destinations marquent la volonté affichée en mars dernier par les dirigeants de la compagnie à son lancement à Yaoundé et Douala, d’étendre les ailes de cette nouvelle compagnie dans la sous-région Afrique centrale.
Sandrine Tonlio Tiako, à Brazzaville