Michel Zoah et Iya Mohammed Les députés exigent leur démission



C’était hier mardi lors de la séance plénière consacrée à l’adoption du budget 2012. Une vingtaine de ministres ont répondu aux questions (40) des parlementaires. Séance marathon hier soir à l’Assemblée nationale. La session ordinaire consacrée essentiellement à l’examen et l’adoption du budget 2012 devrait arrivée à son terme ce jour.
Au cours de la session plénière de mardi dernier, les députés ont suivi la lecture du rapport de la commission des Finances, long de plus de 60 pages, et lu par l’honorable Koah Luc, le rapporteur de cette commission. Il a fallu deux heures au député Rdpc d la Lékié-Est de procéder à cet exercice qui a permis aux députés, non membres de cette commission, d’avoir une idée précise sur le déroulement des travaux au sein de cette commission.
En dépit de l’opposition du Groupe parlementaire Sdf qui a demandé le rejet de ce projet de loi jugé d’irréaliste, le texte a été adopté par la majorité des membres de l’Auguste Chambre. Il s’élève à 2800 milliards Fcfa. La présidence de la République rafle plus de 40 milliards de Fcfa pour ses dépenses dites de souveraineté et le budget d’Elecam pour l’exercice 2012, année électorale, municipales et législatives oblige, est de 11 milliards de Fcfa.
Démission
Le budget adopté ; les députés ont clôturé cette séance plénière par les questions adressées aux membres du gouvernement. Plus de vingt ministres étaient appelés à répondre aux questions concernant tous les secteurs de la vie nationale ; la majorité touchant le quotidien des Camerounais en détresse : les routes, la santé, l’éducation, le chômage, les communications, l’agriculture, la lutte contre la corruption et le dernier rapport de la Conac ; le sous-préfet de Kaélé qui n’a pas de bureaux depuis 4 ans, il occupe un local inapproprié ; sans oublier le sport et plus particulièrement les Lions Indomptables du Cameroun affaiblis par la dernière grève de Marrakech avec cette triste histoire de primes impayées par la Fécafoot.
Les parlementaires conduits par le président du Groupe Sdf à l’Assemblée nationale l’honorable Joseph Banadzem ont dressé un violent réquisitoire contre la gestion du ministre des Sports et de l’Education Physique M. Michel Zoah et celle du président de la Fécafoot M. Iya Mohammed. On a tout changé pour permettre aux Lions Indomptables de redevenir les Rois d’Afrique : les entraîneurs, les joueurs, le capitaine, les ministres. Dix ans après, le Cameroun court toujours derrière un trophée continental. La honte et l’humiliation frappent toujours aux portes de l’équipe nationale qui ne participera pas à la prochaine coupe d’Afrique des Nations prévue en début d’année 2012 au Gabon et en Guinée Equatoriale.
La souveraineté nationale est attaquée et il ne reste plus qu’aux Camerounais d’organiser une marche pour déloger les occupants du siège de la Fécafoot au quartier Tsinga à Yaoundé. Les députés ont proposé une pièce de rechange : le changement du président de la Fécafoot qui ne développe plus une énergie gagnante : « il doit quitter la Fécafoot pour l’amour du pays. » S’adressant au ministre Michel Zoah, le député Joseph Banadzem a tout simplement dit au Minsep qu’il ne serait plus à ce poste s’il était à sa place. La balle est dès à présent dans le camp du chef de l’Etat qui doit trancher sur cette épineuse question lors de la formation du prochain gouvernement postélectoral.
Arthur G. Bakande