Justice : Le cri de détresse de Paul Eric Kinguè aux députés


Dans une lettre, l’ancien maire de Njombé Penja informe les élus locaux qu’une autre condamnation contre lui se prépare. Au moment où les députés de la nation siègent à l’assemblée nationale pour la session de novembre 2011, Paul Eric Kinguè, ancien maire de la commune de Njombé Penja détenu à la prison centrale de Douala saisi l’occasion pour dénoncer le nouveau complot qui se prépare contre lui.
Dans sa lettre, le détenu de la cellule spéciale 18 passe en revue son calvaire, depuis son arrestation, son incarcération depuis le 28 février 2008, au lendemain des émeutes à Njombé Penja. Il évoque entre autre, le décès de son fils Paul Eric Kinguè Junior, survenu le 08 mars 2011 à l’hôpital Laquintinie de Douala des suites «d’erreurs de transfusion sanguine» ; sur le conflit qui l’opposait à la Php, Spm et Caplaim, des entreprises françaises installées à Penja dont le non reversement des impôts locales a fait perdre à sa mairie 2.700 milliards Fcfa en 30 ans.
Mais, le plus grand souci de Paul Eric Kinguè est la «nouvelle condamnation qui vient trahir le complot, la persécution et l’acharnement politico judiciaire en marche pour m’écraser», dit-il. Dans ce procès, explique t-il, il lui est reproché d’avoir détourné 4.960 millions Fcfa. Une somme qui devait servir à installer un réseau d’eau Snec à l’hôtel de ville de Penja. «Ce réseau d’eau est installé et toutes les pièces, y compris le procès verbal de réception définitive des travaux sont là pour le prouver. Pourtant, les Magistrats du Moungo, s’apprêtent à me condamner une nouvelle fois et cette nouvelle condamnation est programmée pour le 16 Décembre 2011», informe le détenu. D’où sa doléance au terme de sa «lettre ouverte aux députés de la nation» intitulée «cri de détresse de Paul Eric Kinguè, ex maire de Njombé Penja en détention abusive à la prison de New Bell». On peut lire : «Face à une telle injustice et un tel acharnement, je vous écris, afin que du haut de votre tribune, vous preniez fait et cause pendant cette session ou celle à venir, du cri de détresse d’un élu qui n’a voulu faire que son travail et en toute conscience».
Blaise Djouokep