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Une grève paralyse l’étape de Douala. Une organisation désastreuse. La menace d’interruption qui jette considérablement le discrédit sur cette compétition. Les contrecoups organisationnels fréquemment rencontrés dans les événement sportifs, continuent de porter la terre du « char des dieux » au firmament des pays désordonnés de la planète. Cette perception péjorative du Cameroun, loin d’être une exagération, est purement réel eu égard aux péripéties observées dans le tour international cycliste du Cameroun.
Les faits
En effet, les coureurs camerounais, porte-flambeau de la nation dans cette compétition sportive sensée être d’envergure internationale, avaient décidé de boycotter le déroulement du tour le week-end dernier. Ce mot d’ordre de grève, loin d’être une affabulation comme d’ordinaire, a entraîné la suspension du critérium de Douala long de 110 km, obligeant le comité d’organisation à se pencher immédiatement sur le dossier pour sauver les meubles d’une manifestation pourtant considérée comme une vitrine du Cameroun à l’étranger.
Les cyclistes camerounais réclamaient en toute logique leur prime. Et pour cela, ils ont dû obliger les organisateurs et la tutelle à décaisser ex-nihilo de l’argent afin de les contenter, soit la somme de 250.000 Fcfa chacun. Après cet embrouillamini, les différents sportifs grévistes ont annoncé avoir agi de la sorte afin de permettre une revalorisation pérenne du cycliste identiquement au football.
A cet effet, ces derniers, certains de subir les furies des administrateurs en charge de la discipline après le tour, se disent prêts à assumer les éventuelles conséquences. Le président de la Fédération Camerounaise de Cyclisme François Ndjélé a quant à lui souligné qu’aucune sanction ne sera prise contre les grévistes et que la sixième étape, à défaut de se dérouler sur l’itinéraire précédemment indiquée, se déroulera en toute quiétude sur l’axe BONABERI – LIMBE – BUEA, longue de 210 km.
Interrogations
Ce quiproquo organisationnel, bien qu’apparemment anecdotique, suscite éventuellement des interrogations. Pourquoi les coureurs camerounais n’ont-ils pas perçu leur prime au début de la compétition dans la mesure où de l’argent avait pourtant été prévu pour cela ?
En effet, cette situation peut amener à penser que, comme c’est très souvent le cas dans de nombreuses disciplines sportives, les organisateurs ont eu la malicieuse volonté d’arnaquer les pauvres cyclistes en les apaisant par de vaines promesses jusqu’à ce qu’ils achèvent le tour. Toutefois, il convient de rappeler que cette discipline n’est pas à son premier forfait organisationnel. Lors d’une précédente édition, la délégation sénégalaise qui avait pourtant reçu une invitation officielle avait vagabondé pendant quelques jours après la tenue du tour dans les rues de Yaoundé, la fédération camerounaise ayant refusé de payer leur transport comme prévoit les textes internationaux sportif. Cet incident qui avait failli prendre une envergure diplomatique, avait considérablement terni l’image du Cameroun au point d’amener d’autres fédérations africaines à bouder fortement les éditions suivantes.
