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Epidémie : Retour en force du choléra à Douala

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choleraPlus de 200 cas enregistrés chaque semaine, les centres de traitement du Choléra de Douala sont débordés. La peur d’attraper la maladie se lit sur les visages des populations des quartiers à forte densité humaine. Hôpital de District de Nylon dans, l’arrondissement de Douala 3ème, ce mardi 01er novembre 2011, il est 10 heures, c’est le branle-bas général, et pour cause, le retour en force du choléra dans la ville de Douala n’a pas épargné cette aire de santé.
C’est ainsi que depuis quelques semaines, l’hôpital de désemplit plus, on peut d’ailleurs apercevoir dans les couloirs des malades amaigris de suites d’incessants vomissements et diarrhées auxquels ils sont astreints par le vibrion cholérique. Alors qu’ils sont admis dans un bâtiment isolé et interdit d’accès à toute personne étrangère au service hospitalier, une équipe d’agents s’activent autour de leur matériel de désinfection, sous le regard menaçant de quelques garde-malades impatients, pour effectuer des descentes dans les lieux d’habitation des personnes atteintes de choléra.

Forte progression

L’opération est d’autant plus indispensable qu’elle permet de circonscrire l’évolution du vibrion cholérique et d’épargner le voisinage. Malgré cette mesure préventive mise sur pied par le centre de coordination et de contrôle du choléra dans le Littoral, la maladie continue d’évoluer comme en terrain conquis. A Nylon comme partout ailleurs dans les quartiers populeux de Douala, la peur d’attraper le choléra se lit sur tous les visages. Les chiffres avancés par le chef de service du district de santé de Nylon témoignent, hélas, de la gravité de la situation. « Au cours de la semaine dernière nous avons reçu, dans ces Centres de traitement du choléra de l’hôpital de district de Nylon et du Centre médical de Soboum, 157 malades. Soit une moyenne de malades au dessus de 20 par jour. » Toutefois, un seul décès a été officiellement enregistré dans ce district.

Face à l’affluence de plus en plus forte des malades, le personnel médical est obligé d’orienter le surplus vers d’autres centres de traitement. Les patients refoulés sont le plus souvent accueillis par l’hôpital de district de New-Bell. Ici, pourtant, la situation n’est pas moins préoccupante. Pour satisfaire une demande de plus en plus croissance, le major de ce Centre de traitement du choléra (Ctc) signale qu’il est obligé de doubler les malades les uns sur les autres sur un même lit. «J’ai une capacité de 18 lits parfois je me retrouve avec 30 malades. Lorsqu’on les repousse, c’est pour qu’ils viennent augmenter la chaîne de contamination et même mourir» indique-t-il, débordé et dépité.

Dans l’arrondissement de Douala 2ème, les quartiers les plus concernés sont Nkongmondo, Nkolmintag, NKololoun. Du Côté de Douala 1er, la situation semble s’être stabilisée. En effet, même si l’hôpital de Deido affiche toujours complet dans son centre de traitement, la responsable du Ctc avoue être moins submergé qu’il y a deux semaines. Ici on dénombre 06 malades hospitalisés par jour, soit la moitié du nombre de cas enregistrés la semaine dernière.

Comme on peut le constater, la ville de Douala est sous l’emprise du vibrion Cholérique. Les précisions fournies par le secrétaire permanent du centre de coordination et de contrôle du choléra du Littoral montre bien que l’épidémie s’est véritable installé dans la Région du Littoral. « Il faut dire que depuis le 1er janvier 2011 jusqu’à ce jour, 3 126 cas de choléra ont été enregistrés pour toute la région du Littoral. Et près de 90% de ces cas proviennent de la ville de Douala. De janvier à avril, il y a eu une première flambée de l’épidémie, où on avait atteint un pic de 126 cas par semaine, et ensuite de avril jusqu’en juillet, on peut dire que l’épidémie s’est un peu calmée et on avait atteint le score de moins de 5/4. Depuis le mois de juillet, on a assisté à une nouvelle flambée des cas. Et actuellement depuis bientôt quatre semaines déjà, nous avons au moins 200 cas par semaine. En terme global, on a un taux d’attaque très inférieur à trois pour mille (3/1000). Mais il faut dire que le nombre de cas reste important.», rapporte le Dr Jean II Dissongo.

Ive Tsopgue
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