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Le monde devrait franchir en 2011 la barre des 7 milliards d’êtres humains, une réalité qui cache trop de défis dans plusieurs pays, dont le Cameroun. Un rapport du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), rendu public mercredi 26 octobre à Yaoundé par le bureau camerounais de cette agence, annonce que la population mondiale dépassera le seuil symbolique des 7 milliards d'habitants le 31 octobre 2011.Le gouvernement camerounais par la voix de son ministère en charge de l’économie et de l’aménagement du territoire (MINEPAT), a fait savoir que le Cameroun s’associait aux défis et opportunités de la croissance démographique dans le monde. « La population camerounaise croît plus vite que les ressources disponibles et une telle structuration ne laisse pas indifférent. Avec un taux de 2,6% de croissance de sa population, les 3,6% de croissance s’avère insuffisant parce que rien ne reste pour un investissement durable » a déclaré Yaouba Abdoulaye, ministre délégué au MINEPAT. Les nations unies se sont dites prêtes à soutenir le Cameroun dont elles saluent la volonté et la détermination à donner une vision claire et ambitieuse à son développement économique et social, à travers des documents cadres et des stratégies nationales d’une grande qualité.
« Nous nous engageons à rester un partenaire technique et financier fiable qui mettra l’être humain et ses droits à l’emploi, l’alimentation et les services de base au centre de nos plans d’interventions » a rajouté pour conclure, Monsieur Balima. Le bureau du FNUAP au Cameroun a profité de la circonstance, pour présenter une chanson dédiée à la femme, chanson produite par l’artiste camerounais Ndédi Eyango, qui y a associé de nombreuses personnalités dans le monde da la musique ou de la communication. Un outil qui, selon Alain Sibenaler, devrait permettre de sensibiliser le plus grand nombre sur l’importance de la lutte contre la mortalité maternelle. Les défis liés à la question des femmes sont d’autant plus importants aujourd’hui, que le Cameroun court un risque invisible non pris en compte par le rapport. Celui du déséquilibre naturel entre le nombre des femmes et celui des hommes. Au Cameroun, elles sont plus nombreuses et représentent jusqu’à 54% de la population selon les chiffres du dernier recensement général des populations. Si la tendance se confirme à l’avenir, il faudrait nécessairement que les femmes soient naturellement intégrées, en dehors de toute politique sur le genre, sinon on se retrouverait avec une part importante de la population en marge du système de production, cause de déséquilibre économique.
