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Infrastructures :Le Cameroun fait le plein d’énergie

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barrage-hydro-electriqueAprès plus de dix années de crise énergétique, le Cameroun a engagé plusieurs chantiers dans les secteurs thermiques et hydroélectriques. Au total un programme d’investissement de plus de 5000 milliards de francs Cfa.Depuis des décennies, le Cameroun connaît un important déficit en énergie électrique qui a occasionné des coupures régulières, voir des périodes de rationnement de l’électricité, pénalisant la vie quotidienne des ménages et l'activité industrielle nationale.
Dans le but d'y remédier, le Gouvernement du Cameroun a initié un vaste programme de développement du secteur de l'énergie, tout particulièrement de l’électricité. Cette fin d’année, quelques villes les plus touchée par le rationnement de l’électricité seront dotées de nouvelles centrales thermiques installée dans le cadre du programme thermique d’urgence. Bamenda, Ebolowa, Mbalmayo et Yaoundé. Au bout du processus, quelque 100 MW devraient supplémentaires devraient être injectés dans le réseau interconnecté Sud du pays. Mais déjà, en réceptionnant le matériel mi-octobre dernier, le ministre camerounais de l'énergie et de l’eau a confirmé que dès décembre, 50 MW seront déjà disponibles. À côté de ce programme thermique directement piloté par le gouvernement, Aes Sonel a également développement, depuis son introduction au Cameroun, plusieurs grands projets thermiques à Limbé (85 MW), Yassa-Dibamba (86 MW) et en cours de constriction, la centrale à gaz de Kribi d’une capacité de 330 MW.

 

 

Depuis la réforme du secteur de l’électricité en 2001 avec la privatisation de la société nationale d’électricité (SOnel) devenue AES Sonel depuis la mise en concession au profit de la Firme américaine AES, il est apparu que le repreneur américain ne pouvait, seul, mener l’immense programme d’infrastructures énergétiques nécessaire pour rattraper le retard du pays. La réintroduction de l’Etat dans le secteur s’est opéré au plan institutionnel par la création d’une nouvelle entreprise publique, Electricity development corporation, pour piloter les programme d’investissement dans le secteur rôle est de gérer, pour le compte de l’État, le patrimoine public dans le secteur de l’électricité ; étudier, de préparer ou de réaliser tout projet d’infrastructures dans le secteur de l’électricité qui lui est confié par l’État ; participer, à la promotion des investissements publics et privés dans le secteur de l’électricité.

Baisse des coûts de production

Il s’agit donc, explique Théodore Nsangou, son directeur général, d’un instrument d’intervention qui, en plus d’assurer la conservation du patrimoine public dans le secteur de l’électricité de prendre éventuellement des participations dans les entreprises du secteur, d’assurer la construction et l’exploitation des ouvrages de régularisation des eaux de bassins peut intervenir directement à titre transitoire, comme opérateur en vue d’assurer la continuité du service public en cas de défaillance d’un opérateur. « Notre objectif, assure Theodore Nsangou, le Directeur général de cet organisme stratégique est d'accroître l'offre d'énergie électrique au Cameroun, d'en améliorer la qualité et de la porter à un haut niveau de compétitivité. Pour ce faire, EDC a opté pour la valorisation du riche potentiel hydroélectrique du pays, actuellement classé deuxième en Afrique. En orientant les investissements vers la construction d'ouvrages hydroélectriques, EDC aspire à garantir à terme la baisse des coûts de production d'énergie et donc la baisse des tarifs appliqués aux consommateurs ». Par ailleurs, souligne Theodore Nsangou qui travaille depuis plus de vingt ans sur de développement des infrastructures énergétiques au Cameroun, « la mise à disposition d'une offre d'énergie électrique compétitive favorisera l'essor du tissu industriel national, gage d'une dynamique de croissance économique basée sur l'emploi. Par ce biais, EDC contribue à l'atteinte des objectifs du millénaire (OMD) avec pour but la lutte contre la pauvreté ». EDC a donc été mise sur pied, afin d’assurer la conduite des grands projets structurants de la nation, à commencer le projet d’aménagement hydroélectrique de Lom Pangar. Un des grands dossiers d’infrastructures aux mains d’EDC est assurément la construction en cours du barrage de Lom Pangar. Le projet comprend la construction d'un barrage réservoir d'une capacité utile de 6 Milliards de m3 qui permettra d'augmenter la capacité de régularisation du fleuve Sanaga et par voie de conséquence de saturer, en période d'étiage, les centrales hydroélectriques actuelles ou à construire en aval dudit fleuve (Song Loulou, Edéa, Nachtigal, etc...), la réalisation au pied du barrage d'une usine de production d'électricité d'une capacité totale de 30 MW destinée à approvisionner en énergie la province de l'Est.

Programmes industriels

Toujours dans la partie sud du pays, le projet d'aménagement hydroélectrique de Mekin qui consiste en la construction d'un barrage réservoir d'une capacité de 105 millions m3 d'eau, d'une usine de pied de 15 MW et d'une ligne de transport HT de 63 kV reliée au Réseau interconnecté sud (RIS) est à un phase opérationnelle de sa réalisation. Le coût du projet Mekin est estimé à 25 milliards FCFA financé à 85% par l’Exim Bank de Chine et à 15% par l'État camerounais. L’autre projet hydroélectrique en cours de réalisation est le barrage à fil d’eau de Memv’ele d’une capacité de 201 MW pour un investissement de 286 milliards de Francs CFA, dont 243 fournis par la chine. Une partie de l’énergie produite ici sera exportée dan la sous-région.

 

Plusieurs programmes industriels, notamment dans le secteur minier, sont particulièrement gourmands en énergie. Il en est ainsi du projet de triplement de la capacité de production de l’Usine d’Aluminium d’Edéa dans le littoral camerounais. Ce projet est conditionné par l’aboutissement d’une boucle énergétiques qui verrai l’entrée en activité du barrage de Lom Pangar et de la centrale à de Nachtigal dans le centre.

 

Au-delà de ces projets dont la faisabilité est déjà organisée, le programme énergétique camerounais totalise un investissement prévision de plus de 5000 milliards de francs Cfa. La suite de la mise en place de bouquet énergétique consistera à réaliser entre autres : des barrages hydroélectrique de 280 MW à Nachtigal, de 900 MW à Song Mbengé, de 12 MW à Colomines, de 75 MW sur la Birni à Warak ; un barrage hydroélectrique à Song Dong; l’Interconnexion électrique Cameroun-Tchad et l’électrification des localités transfrontalières des deux pays.
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