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C’est officiel. Depuis ce 21 Octobre, Paul Biya demeure pour sept ans encore, le Chef de l’Etat du Cameroun. Il a été réélu par plus de 77% de suffrages exprimés, selon le pouvoir, lors du scrutin du 09 Octobre dernier.Les dysfonctionnements.
Les premiers griefs contre ELECAM ont commencé avec la désignation de ses membres. L’opposition ayant constaté que beaucoup d’entre eux étaient des membres du RDPC (Rassemblement du Peuple Camerounais, parti au pouvoir). Ce qui avait amené le Président Biya à revoir sa structure et à désigner de nouveaux membres dont Monseigneur Dieudonné Watio.
Mais le plus gros des dysfonctionnements sont survenus à quelques jours de l’élection. Lors de la distribution des cartes d’électeurs, certains inscrits ne retrouvaient pas leurs cartes, là où d’autres ne reconnaissaient pas leurs bureaux de vote ou encore se retrouvaient avec deux ou plusieurs cartes d’électeurs à l’instar du Cardinal Tumi qui en avait reçu deux ; l’ouverture tardive des bureaux de vote, l’absence de l’encre indélébile, les lampes tempête sans pétrole, les listes non affichées devant les bureaux de vote, l’absence de certains scrutateurs des candidats, deux ou plusieurs bureaux de vote installé dans la même salle, deux présidents pour un même bureau de vote… et la liste n’est pas exhaustive.
L’intégrité d’ELECAM pas remise en cause.
Impératif toilettage.
Celui-ci ne devrait certainement pas porter sur les personnes mais beaucoup plus sur son fonctionnement. C’est par là que l’institution a beaucoup péché.
ELECAM a intérêt à acquérir un logiciel susceptible d’éliminer les noms en double et d’initier son personnel à bien l’utiliser afin d’éviter des inscriptions multiples sur les listes électorales. Toujours au niveau du personnel, celui dit d’appui, doit être renforcé et formé surtout dans le sens de la réception des usagers. Par ailleurs, la distribution des cartes non délivrées devrait continuer dans la perspective des prochaines consultations à défaut de procéder à une refonte des listes, une des attentes de l’opposition. Cette distribution des cartes devrait bénéficier de l’expérience du Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation qui, jadis, avait mieux réussi dans cette entreprise.
L’autre point faible qui aura été le transport du matériel électoral doit trouver une solution rapide. A défaut d’acquérir autant de véhicules que d’unités administratives, il faudrait réfléchir sur la meilleure façon de parvenir dans les délias et à temps ledit matériel dans les bureaux de vote, des heures avant l’ouverture de ceux-ci.
Bien d’autres choses peuvent être améliorées et pour ce faire, ELECAM doit faire son autocritique et procéder à différents réglages, en tenant surtout compte de ce que, avant elle des scrutins avaient été mieux organisés et seule le manque d’impartialité des organisateurs avait été mis en cause.
Georges Ndenga, Ai Douala
