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La proclamation des résultats de la présidentielle d'octobre 2011 au Cameroun crée à n'en point douter une situation de malaise démocratique dans notre pays. Le taux de participation à cette élection a été inversé par la Cour Suprême et ceci avec la complicité d'Elecam, des hauts commis de l'Etat, des membres de nos forces armées. Le président Paul Biya sait qu'il a été mal élu, avec un taux de participation de 30 à 32%. Le grand vainqueur donc de cette présidentielle est bien finalement le peuple Camerounais, mais il doit faire plus, il doit défendre sa victoire autrement. La majorité des Camerounais a prouvé qu'elle veut l'alternance au sommet de l'Etat parce que contrairement à ce qu'affirment certains, s'abstenir comme les électeurs camerounais l'ont fait de la ville à la campagne, des classes peu scolarisées aux classes les plus instruites, est l'expression du rejet du système.
Beaucoup d'acteurs politiques et institutionnels ont refusé de dire la vérité, par cet acte, ils se condamnent et condamnent le pays à des accidents à très court terme.Une autre page s'ouvre dans notre engagement politique, c'est celle de la lutte pour l'émergence d'une société plus juste, plus libre et, pourquoi pas, égalitaire.
J'ai à la tête de Cameroun Generation 2011 caressé l'espoir de prendre le pouvoir, maintenant je dois agir avec le soutien de tous pour rendre le pouvoir que les autres ont pris, utile pour les Camerounais. Nous ne l'avons pas élu mais à présent nous devons agir pour que le Cameroun ne soit point confisqué par la minorité fabricatrice des résultats de cette présidentielle. Au delà du choix du peuple, le Président Biya doit comprendre le cri du pleuple Camerounais, celui-ci est plus fort que le rugissement d'un lion.
Ce qui se déroule dans notre pays impose une majorité autre que celle qui nous est présentée; cela s'appelle un contrat de nécessité qui doit aboutir à un gouvernement de large union pour relever les défis qui se posent à notre pays.
