Insécurité :Il se fait extorquer 150.000 Fcfa


di, 17 Octobre 2011 15:19

La scène s’est déroulée à la gare routière de Bonaberi dans la nuit de vendredi à samedi dernier.Le récit de la scène que vient de vivre Gabriel Yougoum est semblable a un conte de fée. Car, il parait invraisemblable. Pourtant l’état dans lequel il se trouve au moment où il narre sa mésaventure est loin d’être celui d’un farceur.
Les yeux larmoyants, les mains sur la tête, le corps tremblotant, Gabriel Yougoum est désemparé et déboussolé.
C’est avec beaucoup d’effort qu’il réussit à expliquer comment les bandits l’ont dépouillé de 150.000 Fcfa alors qu’il attendait le car qui devait le conduire à son village natal à Bafang.«J’attendais le bus qui va à Bafang quand un monsieur avec un petit sac est venu se mettre tout près de moi. Ensemble on stoppait les bus qui passaient. Après environ 15 minutes, Il me demande ma destination. Quand il a su que j’allais à Bafang, il s’est réjoui, et m’a dit qu’il sera content de voyager avec moi parce qu’il ne connaît pas la route. Ainsi je pourrais lui servir de guide », raconte-t-il.Après avoir essuyé ses larmes, il poursuit.
« On s’est mis à discuter. Il m’a dit qu’il était Nigérian et qu’il ne comprenait ni ne parlait le français. Pendant la discussion, il me dit en pidgin qu’un chauffeur de l’agence Garanti Voyages a confisqué ses bagages et qu’il va à Bafang chercher son frère pour les récupérer. Et que, si je peux l’aider il serait très reconnaissant. Pendant qu’il raconte son histoire, une autre personne tout près est entrain de suivre c’était un complice et je ne savais pas. Il se met alors à nous supplier tous les deux en disant que je suis son seul espoir et que je ne l’abandonne pas. J’ai décidé de l’aider. Je lui ai demandé qu’on aille voir le chauffeur pour récupérer son sac. Quand on arrive devant l’agence Garanti voyage, il me dit que le chauffeur est allé manger et qu’il part l’appeler.
Malfrats
« Quelques minutes plus tard il arrive avec le chauffeur. Celui-ci me raconte alors qu’il l’a transporté le monsieur en question depuis la Guinée équatoriale et que celui-ci n’avait pas de visa. A la frontière dit-il, on l’a arrêté et menotté c’est après avoir payé 200 000 Fcfa qu’on l’a libéré. Et qu’il ne peut remettre le sac qui contiendrait des portables qu’après être entré en possession de son argent. Nous sommes entrés dans le quartier parce que je voulais voir le sac en question. A un niveau dans le quartier, le chauffeur a demandé qu’on lui donne l’argent pour récupérer le sac et qu’on se presse car, il n’a pas de temps à perdre. On s’est concerté. Tous les deux, ils avaient 30.000 Fcfa. Il m’a demandé de compléter ainsi, et qu’il va me rembourser à destination. Je lui ai remis les 150.000 Fcfa que j’avais.
Il a remis l’argent au chauffeur qui est allé chercher le sac et n’est plus jamais revenu. » Las d’attendre, raconte-t-il, il a demandé aux deux autres où était parti le chauffeur. Quand il a commencé à s’alarmer, les malfrats l’ont giflé et ont menacé de le poignarder. C’est alors qu’il s’est rendu compte qu’il avait était arnaqué. L’argent en sa possession, dit–il, ne lui appartenait pas. C’était pour organiser la réunion familiale qui devait avoir lieu le lendemain samedi. C’est avec 10.000 Fcfa restés dans la poche secrète de son pantalon que celui-ci a finalement voyagé. Selon un chargeur de la gare routière de Bonabéri, ce genre de pratique est courant à cet endroit. Il y a deux semaines, les mêmes gars avaient dépouillé un homme de 200 000 Fcfa.