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Charismatique et parfois imprévisible, Pierre Mamboundou, figure politique gabonaise, était l'adversaire historique de l'ancien chef d'Etat Omar Bongo et incarnait encore aujourd'hui une opposition pure et dure même s'il s'était rapproché du président gabonais Ali Bongo.De haute taille, il portait toujours au moins un élément rouge sur lui (la couleur de son parti pour "carton rouge" au pouvoir) et le rouge était la couleur de l'UPG, parti qu'il a fondé à la date symbolique du 14 juillet 1989.
Très éloquent pendant sa jeunesse, Mamboundou, dont les réactions souvent imprévisibles ont surpris plus d'un collaborateur ou collègue, savait aussi jouer de l'humour, comme en témoigne une plaisanterie en novembre 2010 à son retour de France où il était parti se soigner alors que circulaient des rumeurs sur sa mort: "Jésus est mort, il est ressuscité le troisième jour, mais attendez, moi j'ai battu Jésus, parce que je suis mort plusieurs fois et je suis ressuscité plusieurs fois".
Il est crédité officiellement de 16,5% des suffrages contre 66,8% au président Bongo, réélu dès le premier tour malgré la contestation du scrutin.
En 2005, il est à nouveau le candidat de l'opposition. Il remporte officiellement moins de 15% des voix mais il revendique la victoire, assurant que le scrutin est truqué et qu'il a remporté la majorité absolue.
En 2009, après le décès d'Omar Bongo, il se présente contre son fils Ali Bongo Ondimba. Initialement classé troisième derrière Ali Bongo et André Mba Obame, il est ensuite classé deuxième après l'officialisation des résultats, là aussi contestés par toute l'opposition.
En 2010, il avait connu quelques problèmes de santé quittant le Gabon pour se soigner en France pendant plusieurs mois.
Il s'était alors rapproché d'Ali Bongo évoquant la possibilité de faire entrer des membres de l'UPG au gouvernement tout en posant des conditions importantes: "On ne viendra pas pour faire de la figuration" disait-il.
Tout en menant ces négociations, il était très impliqué dans le "combat" de l'opposition pour le report des législatives de 2011 à 2012 afin d'introduire la biométrie dans le processus électoral et éviter la fraude.
Lors de ses dernières interventions, il avait comme lors de toute sa carrière insisté sur la pauvreté des Gabonais et sur la nécessité d'améliorer leur sort.
