Des proches de Mboua Massok au parquet



Des militants de la Nodyna ont été interpellés le 4 octobre dernier en possession de tracts appelant au boycott de l’élection présidentielle. 17 militants de la Nouvelle dynamique nationaliste africaine (Nodyna) ont été déférés au parquet du Tribunal de première instance de Douala Bonanjo, hier, 11 octobre 2011.
13 d’entre eux étaient gardés à vue depuis le 4 octobre à la brigade de gendarmerie de Bonatéki à Deido, et quatre autres à la compagnie de gendarmerie de Bonanjo.
Lors de leur interpellation, ils étaient en possession de tracts appelant au boycott de l’élection présidentielle du 9 octobre 2011. Jusqu’à hier, ils n’étaient pas encore notifiés des charges retenues contre eux. « Le commandant de la compagnie de gendarmerie de Douala 1er m’a dit que leur dossier n’a pas avancé parce que la brigade était préoccupée par l’élection présidentielle », a révélé le secrétaire général de la Nodyna, Mboua Massok, contacté par Le Jour, hier.
Le 1er octobre dernier, Mboua Massok a organisé au stade annexe Omnisports de Bépanda une manifestation au cours de laquelle il appelait les populations à boycotter l’élection présidentielle de dimanche dernier. Un autre « meeting de notre campagne à nous » était prévu à Bonabéri (Douala 4ème), le 6 octobre. En prélude à cette seconde manifestation, 53 sympathisants de la Nodyna, parmi lesquels son chargé de mission, Tagne Mewe, l’un des 17 interpellés, sont descendus à Bonabéri pour distribuer des tracts où il était écrit : « Pour le 3ème président du Cameroun. »
Mboua Massok affirme qu’ « un bulletin de vote ne peut pas détruire une dictature ». D’où cette contre-campagne organisée pendant la campagne pour la présidentielle de 2011 par le leader panafricaniste. Lequel a exhorté les populations à « ignorer les urnes de Biya, et obtenir sa chute ».
Théodore Tchopa