L'Onu crée la psychose au Cameroun



Le service sécurité de l'organisation des nations unies à Yaoundé au Cameroun,dans un communiqué disponible depuis le week-end, attire l'attention des employés et tous les personnels relevant de l'Onu au Cameroun, sur d'éventuels troubles dans le cadre de l'élection présidentielle prévue dimanche prochain 9 octobre 2011.
L'Onu se dit inspirée par l'attaque de jeudi dernier sur le pont du Wouri à Douala et les menaces de grève des automobilistes. Voici d'ailleurs le communiqué de l'Onu parvenu à notre rédaction, dans son intégralité:
Mesdames et messieurs,
1 – Incident de Douala :
Ce matin la circulation a été coupée sur le pont de Wouri (ouest de Douala) par, selon les rumeurs, trois militaires en grève qui auraient tiré plusieurs coups de feu. Il s’agirait de militaires qui réclamaient des arriérés de solde et qui se sont rebellés en perturbant la circulation (on parle aussi d’un militaire malade mental ???). Les forces de l’ordre ont été dépêchées sur place et ont rétabli le calme.
On pense qu’il s’agit d’un acte isolé qui n’est pas en rapport avec le contexte de l’élection présidentielle.
En cas d’incident de ce genre, il est important de dégager la zone, se mettre à l’abri et contacter la cellule de sécurité, son agence, pour rendre compte de l’incident et s’enquérir des consignes de sécurité à observer. Les déplacements doivent être limités en attendant d’avoir des informations et consignes complémentaires.
2 – Grève des transporteurs :
Dans un courrier adressé au 1° Ministre, les principaux syndicats du secteur des transports routiers du Cameroun ont lancé un préavis de grève générale sur l’ensemble du territoire national, à compter du lundi 3 octobre jusqu’à ce que leurs revendications soient satisfaites.
Par syndicats du secteur des transporteurs routiers il faut entendre les taxis, transports en communs et poids lourds effectuant des transports de marchandises, carburant etc … .
Cette grève dont la durée n’est pas précisée, peut avoir un impact sur notre vie courante mais aussi sur notre sécurité :
- 80 % du staff utilise le taxi pour venir au travail,
- Yaoundé peut connaître une pénurie de produits de première nécessité et de carburant,
- des piquets de grève peuvent perturber le trafic routier en ville,
- des évènements violents peuvent se produire à l’encontre de ceux qui n’observent pas la grève et dégénérer contre tous les usagers,
- les forces de l’ordre peuvent intervenir de manière musclée contre les grévistes,
- les agences du SNU peuvent être prises en otage par les syndicats pour servir de levier contre le gouvernement (sit-in, manifestations devant les bureaux, occupation des bureaux …).
De plus, cette grève s’inscrit en pleine période électorale et peut servir de déclencheur pour d’autres grèves, manifestations diverses pouvant avoir des conséquences plus importantes (en 2008, la grève des taxis avait été à l’origine de troubles très importants à Douala et à Yaoundé).
Recommandations :
Au niveau des agences,
- Garder en permanence les véhicules avec le plein de carburant,
- Constituer au plus tôt une réserve de carburant ( 2 fois le plein de chaque véhicule officiel ) au sein des agences – jerricans métalliques de 20 litres.
- Rôder le système d’alerte du personnel,
- Limiter les déplacements aux missions essentielles,
- Prévoir pour le 3/10 et les jours suivants, un système et un plan de ramassage du staff (staff essentiel, tout le staff …) pour le travail au bureau,
- être à l’écoute du réseau radio pour suivre les communiqués sur la situation et consignes en cours d’action (manifestations, incidents divers … .).
A titre personnel,
- Garder en permanence le plein de carburant du véhicule privé,
- Stocker à la maison un stock de denrées de première nécessité, conserves, eau pour une semaine.
- S’assurer d’avoir une somme d’environ 500 Euros en liquide,
- S’enquérir de la situation le 3 matin avant d’envoyer les enfants à l’école.United Nations Department of Safety and Security
Immeuble Foul'assi, P.O. Box 836
Yaounde, Cameroon