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Le principal parti d’opposition au Cameroun brandit un certain nombre d’articles qui régissent le fonctionnement d’Elecam pour justifier sa position. Il faut souligner ici que Mme Pauline Biyong a gagné le marché d’affichage des posters du candidat du Rdpc dans les villes de Douala et de Yaoundé dans le cadre de la campagne électorale en vue de cette élection présidentielle. L’article 1er alinéa 2 de la loi no 2006/011 du 29 décembre 2006 stipule que « Elecam est un organisme indépendant chargé de l’organisation, de la gestion et de la supervision de l’ensemble du processus électoral. » L’article 2 alinéa 1 de la même loi nous fait savoir que les membres d’Elecam doivent s’abstenir de tout ce qui peur compromettre l’indépendance et la dignité de leur fonction.
L’article 8, alinéa 6 qui traite de la prestation de serment fait cette indication pour tout membre nommé à cette responsabilité : « Je jure de bien fidèlement remplir mes fonctions ; de les exercer en toute impartialité dans le respect de la Constitution et des lois en vigueur, de garder le secret des délibérations, de ne prendre aucune position publique… » Et pour clôturer, l’article 11 quant à lui souligne qu’il est mis un terme au mandat d’un membre du Conseil électoral au cas où ce dernier est coupable de « faute lourde dûment constatée par Elecam » qui viole ce serment. Pour le Sdf, le fait que Mme Pauline Biyong ait gagné le marché des affichages d’un candidat à la présidentielle renforce son peu de crédibilité et d’impartialité. Conclusion : elle n’a pas sa place dans cette institution.
Dominique Ndocki
