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600.000 tonnes par an
La cérémonie de pose de la première pierre de cette nouvelle cimenterie se déroule ce vendredi 23 septembre 2011, sur le site sis à Nomayos près de Yaoundé, sous la présidence de Badel Ndanga Ndinga, ministre de l’Industrie, des mines et du développement technologique (MINIMIDT).
Le coût de l’investissement industriel est de 50 milliards de francs CFA pour une capacité de production annuelle de plus 600 000 tonnes.
Au terme des travaux de construction de cette nouvelle usine, prévu pour le début du second semestre 2014, apprend-on, la capacité de production globale annuelle de Cimencam s’élèvera à 2,2 millions de tonnes de ciment sur ses trois unités de fabrication : Douala, Yaoundé et Figuil.
Le 20 décembre 2008, Cimencam a inauguré sa cinquième ligne de fabrication de ciment à Bonabéri, avec une capacité de production annuelle supplémentaire de 600 000 tonnes afin de satisfaire la demande de ciment toujours croissante au Cameroun.
La création de cette nouvelle usine rentre dans le cadre de la stratégie de renforcement de sa présence sur le marché, afin de mieux faire face à l’augmentation continue de la demande nationale et sous-régionale en ciment, peut-on lire dans le communiqué de presse signé le 20 septembre 2011 par le Pca et le directeur général de Cimencam, soit un jour seulement après le lancement officiel des travaux de la cimenterie de Dangote. Pierre Moukoko Mbonjo et Ravi Iyer vont même plus loin : Pour la première fois dans l’histoire économique du Cameroun, la capitale de notre pays sera dotée d’une cimenterie grâce à Cimencam. Ceci traduit le ferme engagement de Cimencam à poursuivre son rôle de fidèle acteur de la croissance économique du Cameroun et confirme la solidité du partenariat gagnant-gagnant entre l’Etat du Cameroun et le Groupe Lafarge, relèvent-ils. La filiale camerounaise du groupe français Lafarge n’a pas beaucoup perdu du temps.
La concurrence arrive 48 ans après
Cimencam, créée en 1963 et unique producteur national, est le leader du marché du ciment au Cameroun, au Tchad avec Cimenctchad et en Afrique Centrale. Avec 500 hommes et femmes compétents, l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 93 milliards de FCFA en 2010. Cimencam assure la disponibilité nationale des produits avec 2 usines, Bonabéri et Figuil, et un réseau de 10 dépôts, avec une capacité annuelle de plus de 1 500 000 tonnes. La géographie du capital de Cimencam se présente comme suit : Lafarge : 55% ; Etat du Cameroun: 43%; Personnel de Cimencam: 2%. L’entreprise qui existe depuis 48 ans aura d’ici quelques mois un concurrent de taille. Il s’agit de Dangote industries Cameroon Limited. La 2e cimenterie du pays sera implantée juste en face de la station de broyage de Cimencam, sur la rive gauche, précisément au dernier stade de football située devant l’entrée principale de la base Elf (Perenco) du Wouri.
Le ministre de l’Industrie, des mines et du développement technologique (Minimidt) et le président du groupe nigérian, Dankote, ont posé la première pierre ce lundi 19 septembre 2011. Les travaux vont durer au maximum huit mois et vont coûter un peu plus de 52 milliards de FCfa. Et la cimenterie de Dangote à terme va produire 1,2 million de tonne par an. Le Nigérian compte employer environ 1500 personnes pour les travaux et 200 personnes lors du démarrage des activités. En tout cas, Cimencam aura un véritable concurrent 48 ans après. Aliko Dangote compte commencer d’abord par un broyeur d’une capacité de production annuelle de 1,2 tonne avant de poursuivre quelques semaines plus tard avec les autres compartiments.
Cet investissement intègre le projet de développement d’une autonomie en matière d’énergie en installant des groupes électrogènes. De façon spécifique, cette société vise la production ciment composé de 60% de clinker, 35% de cendre volcanique ou de pouzzolane achetées localement et 5% de gypse. Le Cameroun dispose à ce jour d’une cimenterie dotée d’une capacité de production de 1.600.000 tonnes de ciment par an. Cette capacité s’avère fort insuffisante par rapport aux besoins actuels qui se situent au moins à 2,5 millions de tonnes par an. Et avec les grands chantiers annoncés, dont quelques-uns ont débuté, des besoins en ciment ont été estimés à 8 millions par an.
