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MINEFI :EXECUTION BUDGETAIRE A FIN JUIN 2011

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minefi9Au cours des six premiers mois de l’exercice 2011, le budget de l’Etat s’est exécuté dans un contexte marqué par la consolidation de la reprise de l’activité économique mondiale amorcée au deuxième semestre 2010, la bonne tenue des cours mondiaux des matières premières,
l’appréciation du dollar, l’abaissement de la note souveraine des Etats-Unis pour la première fois de l’histoire par l’agence de notation Standard & Poor’s, et l'inquiétude des marchés financiers suscitée par la crise de la dette dans la zone euro.

 

Au plan intérieur, l'on observe : un regain de l'activité économique qui se traduit par une révision à la hausse du taux de croissance estimé pour l’année 2011, une baisse des importations de produits de première nécessité notamment le riz et le poisson, une évolution favorable des termes de l'échange, des recettes pétrolières plus importantes que prévues du fait de la bonne tenue des cours mondiaux du pétrole. Par contre, les recettes non pétrolières sont en retrait des prévisions du fait notamment des arriérés d’impôts et de droits de douane accumulés par les administrations et certaines grandes entreprises de service public.

En ce qui concerne les réalisations, les recettes budgétaires totales recouvrées hors financements extérieurs au cours du premier semestre 2011, s’élèvent à 1107,6 milliards. Elles sont en hausse de 183,3 milliards (+19,8%) par rapport au premier semestre 2010 où elles étaient de 924,3 milliards. Cette hausse s’observe tant au niveau des recettes pétrolières qui croissent de 52,3 milliards (+24,7%), qu’à celui des recettes non pétrolières qui augmentent de 131 milliards (+18,4%).

Les dépenses budgétaires totales se chiffrent à 1144,4 milliards au terme du premier semestre 2011 contre 1027,4 milliards à la même période de l’exercice précédent, soit une augmentation de 117 milliards (+11,4%). Cet accroissement résulte principalement des hausses respectives de 27 milliards (+37,7%) des paiements de la dette intérieure, et de 87 milliards (+12,5%) des dépenses courantes.

S’agissant des prévisions, les recettes internes étaient attendues à fin juin 2011 à 1061,5 milliards. Les 1107,6 milliards (104,3%) recouvrés sont en dépassement de 46,1 milliards. Ce dépassement ressort essentiellement au niveau des recettes pétrolières. Les recettes non pétrolières quant à elles sont inférieures aux prévisions.

La prévision des dépenses totales à fin juin 2011 était de 1233 milliards, et les réalisations s’élèvent à 1144,4 milliards (92,8%), soit une sous consommation de 88,6 milliards. Cette sous-consommation est essentiellement imputable aux dépenses d’investissement.

 

1- Les recettes

Les recettes pétrolières, constituées de 233,1 milliards de redevance SNH et 31,2 milliards d’impôts sur les sociétés pétrolières, sont en hausse de 52,3 milliards (+24,7%) en glissement annuel. Elles passent de 212 milliards à fin juin 2010 à 264,3 milliards à fin juin 2011. Par rapport à l'objectif à fin juin 2011 qui est de 195 milliards, elles sont en dépassement de 69,3 milliards.

Les recettes non pétrolières passent de 712,3 milliards à fin juin 2010 à 843,3 milliards à fin juin 2011, soit une augmentation de 131 milliards (+18,4%) en glissement annuel. Elles sont en retrait de 23,2 milliards par rapport aux 866,5 milliards prévus à fin juin 2011.

Les recettes des impôts et taxes recouvrées de janvier à juin 2011 sont de 545,9 milliards contre 447,3 milliards à la même période de l'année précédente, soit une hausse de 98,6 milliards (+22%) en rythme annuel. Par rapport aux prévisions semestrielles de 544,1 milliards, elles sont en léger dépassement de 1,8 milliards, du fait de l’accroissement de 9,3 milliards (+30,3%) de l’impôt sur les sociétés non pétrolières. Toutes les autres grandes rubriques sont en sous réalisation, notamment la TVA (-6,9 milliards) et la TSPP (-4,6 milliards).

Les recettes douanières se chiffrent à 258,6 milliards au premier semestre 2011 contre 227,9 milliards à la même période un an plus tôt, soit une augmentation de 30,7 milliards (+13,5%) en rythme annuel. Par rapport à l'objectif à fin juin 2011 qui est de 271,1 milliards, elles sont en retrait de 12,5 milliards. Les manques à gagner dus aux arriérés de droits de douanes des administrations et de certaines grandes entreprises de service public expliquent la sous réalisation observée.

Les recettes non fiscales sont pratiquement au même niveau que l’année dernière en rythme annuel, passant de 39,8 milliards à fin juin 2010 à 40 milliards à fin juin 2011. Par rapport aux 51,3 milliards fixés comme objectif à fin juin 2011, elles sont en retrait de 11,3 milliards.

Les autres recettes (y/c les ressources d'emprunt extérieures) s’élèvent à 44,7 milliards à fin juin 2011 contre 28,1 milliards à fin juin 2010, soit une hausse de 16,6 milliards en glissement annuel. Par rapport à l'objectif de 150 milliards à fin juin 2011, elles sont en retrait de 105,3 milliards.

2- Les dépenses

Les dépenses courantes augmentent de 87,3 milliards (+12,5%) en rythme annuel, passant de 697,8 milliards à fin juin 2010 à 785,1 milliards à fin juin 2011. Par rapport à l'objectif à fin juin 2011 qui est de 777 milliards, les dépenses courantes sont en dépassement de 8,1 milliards. L’évolution et les réalisations des principales composantes de ces dépenses se présentent comme suit :

Les dépenses de personnel sont en hausse de 18,3 milliards (+6%) en rythme annuel, et s’établissent à 322,3 milliards à fin juin 2011 contre 304 milliards à fin juin 2010. Au terme des six premiers mois de l’exercice 2011 elles sont en retrait de 2,7 milliards par rapport aux 325 milliards de dotation semestrielle.

Les dépenses de biens et services enregistrent une diminution de 32,4 milliards (-13%) en glissement annuel, et s’élèvent à 217,3 milliards au premier semestre 2011. Ces dépenses sont en retrait de 7,7 milliards par rapport aux 225 milliards prévus pour le semestre.

Les dépenses de transferts et pensions sont de 245,5 milliards à fin juin 2011 contre 144,1 milliards à la même période un an plus tôt, soit une hausse de 101,4 milliards (+70,4%) en rythme annuel. Par rapport à l'objectif semestriel de 227 milliards, elles sont en dépassement de 18,5 milliards.

Les dépenses d’investissement enregistrent une hausse de 7,2 milliards (+3,5%) en rythme annuel, et se situent à 214,7 milliards à fin juin 2011 contre 207,5 milliards un an plus tôt. Par rapport aux 311 milliards de prévision semestrielle, ces dépenses sont en retrait de 96,3 milliards.

Les dépenses d’investissement sur ressources propres s’élèvent à 160,2 milliards à fin juin 2011, baissant ainsi de 9,9 milliards (-5,8%) en glissement annuel. Par rapport à l’objectif de 188 milliards à fin juin 2011, elles sont en retrait de 27,8 milliards.

Les dépenses d’investissement sur financements extérieurs sont en augmentation de 7 milliards (+22,8%) en rythme annuel, passant de 30,7 milliards à fin juin 2010 à 37,7 milliards pour les six premiers mois de l’exercice 2011. Par rapport au montant semestriel prévu de 103 milliards, ces dépenses sont en retrait de 65,3 milliards.

Les dépenses de restructuration à fin juin 2011 s’élèvent à 16,8 milliards contre 6,7 milliards un an plus tôt, soit une hausse de 10,1 milliards en rythme annuel. Elles sont inférieures de 3,2 milliards aux prévisions de 20 milliards au premier semestre 2011.

Les dépenses PPTE sont en baisse de 11,8 milliards (-4,8%) entre les premiers semestres 2010 et 2011, et se situent à 13 milliards à fin juin 2011. Elles sont en retrait de 6 milliards par rapport aux 19 milliards de prévision semestrielle.

3- Le service de la dette publique

Le service de la dette publique au premier semestre 2011 s’élève à 141,2 milliards contre 114,3 milliards un an plus tôt, soit une hausse de 26,9 milliards (+23,5%) en rythme annuel. Par rapport aux 145 milliards prévus à fin juin 2011, le service de la dette publique est en retrait de 3,8 milliards. L’évolution des rubriques se présente comme suit :

Le service effectif de la dette extérieure se chiffre à 42,5 milliards à fin juin 2010, soit le même niveau qu’à la même période de l’année précédente. Aucun retard de paiement n’a été enregistré sur ce service.

Les paiements au titre de la dette intérieure sont en hausse de 27 milliards en rythme annuel, passant de 71,7 milliards à fin juin 2010 à 98,7 milliards au terme du premier semestre 2011. Par rapport à l’objectif semestriel qui s’établit à 101 milliards, ces paiements sont en retrait de 2,3 milliards./-

Au total, l’exécution à fin juin du budget 2011 reste globalement cohérente avec la loi de finances de l’exercice, grâce notamment à la régulation budgétaire, à la bonne tenue des recettes pétrolières, à la maitrise de la masse salariale, et malgré le retard dans la réalisation de certains projets d’investissement.

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