






![]() | Aujourd'hui | 25 |
![]() | Total | 2295025 |
Il s’agit des faits de torture et de détention arbitraire dont serait victime l’avocate franco-camerounaise incarcérée depuis début 2010 au Cameroun. Ancienne avocate de l'Etat camerounais, Lydienne Yen-Eyoum a été arrêtée le 8 janvier 2010 dans le cadre d'une campagne de lutte anti-corruption lancée par le gouvernement camerounais, puis inculpée pour des faits qu'elle conteste.
Ses avocats s'insurgent contre les conditions "infernales" de sa détention, qui est selon eux illégale. "Le code pénal camerounais précise qu'une détention provisoire ne peut excéder 18 mois. Elle aurait donc dû sortir début juillet", a déclaré Me Caroline Wassermann.
Jusqu'à mars 2011, l'avocate a vécu dans une cellule infestée de "rats, de cafards et de serpents" de 12 mètres carrés avec 17 codétenues dans la prison Kodengui de Yaoundé, selon sa plainte. En mars, elle a pu déménager dans une cellule moins surchargée, et dont son mari a financé la réhabilitation, assure Me Wassermann.
Le parquet de Paris avait estimé le 5 septembre que la plainte, qui vise notamment le président camerounais Paul Biya, ne justifiait pas l'ouverture d'une information judiciaire au motif que la victime présumée n'était pas française au moment de son arrestation. "Le parquet avait requis un refus d'informer, dans la ligne classique de sa subordination à l'égard des politiques français dont on connaît les relations pour le moins troubles avec les tyrans africains", a accusé Me Christian Charrière-Bournazel, l'autre avocat de Mme Yen Eyoum. Mais la juge d'instruction Sylvia Zimmermann a décidé d'enquêter, notant que Mme Yen-Eyoum avait obtenu la nationalité française le 30 septembre 2010, et qu'elle pouvait par conséquent enquêter sur les faits présumés de torture et actes de barbarie commis après cette date.
(Avec le Figaro.fr)
