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Le gendarme de cette unité, assassin d’une élève reste en liberté. La famille dénonce une injustice. Le maréchal des logis Chrezantus Wakha, selon des informations recueillies à la légion de gendarmerie de l’Ouest à Bafoussam, était parmi les hommes en tenue sélectionnés pour assurer la sécurité de la ville de Bafoussam...
lors de la cérémonie d’installation du nouveau gouverneur de la région de l’Ouest, Ivaha Diboua Samuel. Ce gendarme qui a assassiné l’élève Kamdom Kamga Albertine Laure, se trouve ainsi que ses collaborateurs de la brigade de gendarmerie de Bandjoun, actuellement en complément d’effectif à la légion de gendarmerie de l’Ouest. Le temps que l’enquête menée par l’adjudant chef Ronsard Menkouandé, commandant de la brigade de Bangou Balambo, aboutisse à des résultats concrets.
Depuis la note démantelant de la brigade de Bandjoun signée hier par le secrétaire d’état à la gendarmerie, les choses ont quelque peu changé sur le terrain. Actuellement, ce sont quelques uns des adjudants en service à la légion de gendarmerie de Bafoussam, de manière cyclique, et sur ordre du commandant de la légion, qui effectuaient le déplacement, pour assurer l’intérim au sein de la brigade de Bandjoun, sous la supervision du capitaine Ekani, commandant de compagnie du Koung-Khi. Ce, en attendant la nomination d’un nouveau commandant à la tête de cette brigade, ainsi que l’affectation du personnel adéquat. L’adjudant Soné William qui officiait comme commandant de la brigade de Bandjoun jusqu'à hier, a été entendu par sa hiérarchie. Il lui est reproché d’avoir abandonné son poste sans permission pendant quelques jours, dont le 11 février 2010, jour où a eu lieu l’assassinat de l’élève Kamdom Kamga Albertine Laure.
Ce démantèlement de la brigade de Bandjoun n’émeut aucunement les habitants de cette ville qui attendent que justice soit rendue. « Si c’était un simple homme qui blessait un autre, ne parlons même pas d’un homme en tenue comme victime, je vous parie qu’il serait actuellement en prison. Mais comme c’est un gendarme qui a tué une innocente élève, personne au sommet de l’Etat ne s’active pour que le bourreau aille en prison comme il le mérite», explique Joseph Tuengne, un moto taximan de la ville de Bandjoun, qui ne se cache pas pour crier sur les toits qu’il a, à plusieurs reprises par le passé, conduit la victime et son bourreau vers leur nid d’amour, du temps où tout allait bien entre eux. La brigade de Bandjoun dévient ainsi, en l’espace d’un an, la seconde brigade de l’Ouest qui subit ce type de décision de la hiérarchie en charge de la gendarmerie nationale au Cameroun. Le dernier cas en date s’est produit à la brigade de Baleng. Cette brigade avait été démantelée, à la suite de l’assassinat d’un moto taximan de la ville par un gendarme. Par la suite, on n’a jamais su ce qu’il est advenu de l’assassin. Des sources officielles laissent entendre qu’il a été tout simplement affecté au sein d’une brigade plus éloignée.
