Congrès du RDPC: Le président parle de relève politique pour les jeunes camerounais



Prononçant le discours d’ouverture à l’occasion du congrès du RDPC, Paul Biya, a évoqué la possibilité d’une relève par des jeunes L’héritage politique abordé… Le président Paul Biya du Cameroun, mais aussi président national du rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC),
parti au pouvoir depuis 26 ans, a abordé ouvertement jeudi 15 septembre 2011, la question de la relève politique au Cameroun, par les jeunes. Il prononçait un discours à l’occasion de l’ouverture du congrès de son parti, le troisième depuis sa création en 1985.
Nous devons redonner l’espoir à nos jeunes, c’est pourquoi, tant dans le processus de rénovation de notre parti que dans la gestion des charges publiques, nous encouragerons plus encore le rajeunissement des appareils dirigeants. Faire une place significative à la jeunesse, c’est la préparer à prendre la relève, notre relève. C’est pourquoi j’encourage nos jeunes à participer davantage à la vie politique, le premier symbole de cet engagement se traduisant par l’exercice responsable de leur droit de vote, lors de la prochaine élection présidentielle d’octobre. C’est la première fois que le président Paul Biya aborde de manière directe, la possibilité de passer le flambeau à une génération de jeunes politiciens.
A ces jeunes, Paul Biya fait la promesse de bien d’autres choses. J’annoncerai bientôt un plan concret pour la création de plusieurs milliers d’emplois. Ce plan sera axé sur la mise en place d’incitations propices à la création d’entreprises de toutes tailles par le secteur privé et notamment par les jeunes, dans tous les secteurs de l’économie, de l’agriculture aux arts, en passant par l’industrie et les services a ajouté le président national du RDPC, appuyant le rappel de l’opération initiée par lui du recrutement de 25 000 jeunes. Il a enfin exhorté la jeunesse dans ce domaine, à oser et à ne pas être attentiste.
Ce n’est pas en restant en situation d’attente, ni en espérant tout de l’Etat qu’ils trouveront une solution, alors je leur dis : INNOVEZ, CREEZ, et surtout OSEZ ! Ce dont nous avons besoin aujourd’hui pour assurer le développement du Cameroun, ce sont, bien sûr d’hommes et de femmes entreprenants, dotés d’un bon bagage culturel et technique, mais ce sont également d’hommes et de femmes courageux, nantis d’un bon bagage éthique, moral, voire spirituel, profondément acquis aux idéaux d’intégrité et de justice, respectueux de la chose publique. C’est à ces conditions que notre pays pourra parvenir à l’émergence. ne relève pour quel héritage? À ce sujet le discours présidentiel a peu changé des autres, mise à part sa longueur (13 pages) et sa durée (45 minutes). 15 ans après le dernier congrès de ce parti, le président national du RDPC retient deux moments forts. D’une part l’avènement d’ELECAM (Elections Cameroun) en charge de l’organisation des élections transparentes au Cameroun et en lequel le président Biya a toute confiance. Autre fait majeur évoqué, la modification de la constitution en 2008, qui a surtout permis de rendre effective la décentralisation, mais a permis aussi la levée du verrou de limitation des mandats. La fin pacifique du différent frontalier entre le Nigéria et le Cameroun à propos de Bakassi ne semble plus faire recette. Passé aussi sous silence, le grand échec économique du document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP), dont le coût social reste non estimé.
… Mais avec dans le patrimoine de grandes réalisations en orbite
Aux jeunes le président Biya a également présenté le gage de l’éthique. Ce dont nous avons besoin aujourd’hui pour assurer le développement du Cameroun, ce sont, bien sûr d’hommes et de femmes entreprenants, dotés d’un bon bagage culturel et technique, mais ce sont également d’hommes et de femmes courageux, nantis d’un bon bagage éthique, moral, voire spirituel, profondément acquis aux idéaux d’intégrité et de justice, respectueux de la chose publique a-t-il fait savoir. Le président a aussi promis l’amélioration des logements sociaux. Mais les projets actuels même portés à leurs termes ne logeront pas plus de 100 000 du million de demandeurs de logements dans les grandes villes camerounaises.
Le président a aussi promis un pays où l’assurance maladie sera effective. Paul Biya est enfin revenu sur les grandes ambitions, pour dire que dès 2012, on passait à l’étape des grandes réalisations. La vérité est que sur les 18 projets dits structurants de ces grandes ambitions, à peine 7 sont bouclés sur le plan financier et pourront effectivement démarrer dès 2012. Il aura fallu 7 longues années pour les préparer. 10 autres sont encore en « examen approfondi ».