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Chasseurs de primes
Pour Albert Dzongang, ce sursaut patriotique se manifestera à travers l’engagement de ses concitoyens à taire les fausses querelles et à tourner le dos aux trahisons et aux compromissions. Dans ce même registre, il fustige les choix des responsables à tous les niveaux de la gouvernance sur les critères de tribalisme, de népotisme et du clientélisme politique. Par ailleurs, Albert Dzongang appelle les Camerounais à se lever comme un seul homme pour barrer la route à tous ceux dont les candidatures sont « suscités, soutenus et financés par le pouvoir, pour donner l’impression de pluralité à cette élection.» Il les qualifie de faire-valoir et de « chasseurs de prime » que les pouvoirs publics ont décidé de récompenser pour banaliser la fonction de Président de la République.
Pour contourner cet obstacle majeur à la volonté de changement qu’il incarne, Albert Dzongang plaide pour une candidature citoyenne et patriotique de l’opposition. Une opposition unie et constructive qui pourra constituer un véritable contrepoids face au pouvoir, et, saura mériter le soutien du peuple « pour conduire les luttes pacifiques nécessaires à l’évolution de la société camerounaise » ; d’ailleurs le candidat de la Dynamique promet d’utiliser son temps d’antenne pour « dénoncer tous les accords pris sur le dos du peuple et préparer ce dernier à prendre son sort en main.»
Mais en attendant le début de la campagne électorale, Albert Dzongang croit pouvoir compter sur le corps des éducateurs dont il est une émanation, et dont il place, à juste titre, au centre des préoccupations de son programme politique. A ses anciens collègues qui devraient porter le message de l’éveil patriotique, Albert Dzongang promet de meilleures conditions de travail, notamment, « un salaire juste, un logement de fonction décent, des équipements scolaires et didactiques adaptés, l’adoption d’un statut particulier, et le respect de l’ancienneté dans la promotion aux différents grades. »
Albert Dzongang veut aussi associer les motaximen à son combat. Pour ces Camerounais qui se considèrent comme les parias de la société, alors qu’ils contribuent pourtant à la prospérité de notre pays, il entend devenir le porte-voix. « Donnez-moi le moyen de lutter pour vous, en vous rendant massivement à mes meetings, pour montrez au peuple camerounais que vous m’autorisez à parler en votre nom… Sacrifiez quelques instants de votre temps pour qu’ensemble, nous fassions en sorte que nos enfants vivent mieux que nous demain, dans un Cameroun prospère, avec tous, et pour tous », lance-t-il aux bendskineurs qu’il met par ailleurs en garde contre toutes formes de convoitise et de manipulation venant d’autres candidats et dont la finalité, pense-t-il, est purement électoraliste.
Ive Tsopgue
