






![]() | Aujourd'hui | 28 |
![]() | Total | 2295028 |
Démarches
«Souvent quand ils arrivent et on leur donne un peu d’argent, ils repartent sans causer trop de dégâts. Parfois ils arrivent avec des machettes et se mettent seulement à découper ceux qui résistent», rapporte une victime, les yeux larmoyants. Cela a commencé depuis mars 2011. Dans les démarches entreprises par le chef du quartier Fongouh, Paul Yende, pour dégager la vérité dans cette situation conflictuelle qui met la vie des habitants en danger permanent, le sultan roi des Bamoun aurait déclaré qu’il n’est en rien le commanditaire de ces actes. Les uns et les autres disent cependant être surpris de son silence. La jalousie des autochtones serait davantage motivée par les projets de développement et de désenclavement, l’électrification en particulier, qui frappent aux portent de Fongouh. Des dires de Paul Yende, las de trouver auprès du sultan des Bamoun et du sous-préfet de Foumbot une solution à cette agression qui a déjà fait à ce jour plusieurs blessés graves et de nombreuses personnes traumatisées, il a dans la journée de lundi 12 septembre 2011, fait en vain le pied de grue devant le bureau du gouverneur.
Face à fin de non recevoir qui lui a été opposée, il est rentré au village mobiliser les siens afin qu’ils fassent entendre leurs pleurs au plus haut niveau. Dans la mi-journée, le gouverneur a reçu dans ses bureaux les représentants des manifestants, en présence de Youssouf Doungué, sous-préfet de Foumbot. A ce dernier, il a demandé de faire tout ce qui est de son pouvoir afin que la paix soit de retour dans ce groupement en proie au tribalisme.
Histoire
Toujours dans la journée de samedi, le gouverneur a rencontré à huis clos les préfets et responsables régionaux D’Elections Cameroon à qui il a restitué la quintessence des travaux de leur séminaire de Yaoundé, la semaine dernière, au sujet de la prochaine élection présidentielle. Il n’aurait pas manqué de donner des consignes au préfet du Noun au sujet de ce conflit ouvert entre Bamoun et Bamiléké. Conflit qui risque de porter atteinte à la paix sociale dans la région de l’Ouest.L’histoire rapporte que face à l’invasion des Bamoun dans les années 1927 par les Peuls, le sultan des Bamoun, pour mettre un terme au conflit, avait eu recours au chef supérieur Bafoussam qui envoya une partie de ses populations occuper les terres fertiles convoitées. Ce qui justifie la présence à ce jour des ressortissants du grand département de la Mifi sur les terres de Foumbot. Ce n’est pas la première fois que les ressortissants du Noun réussissent à coup de machettes à contraindre les allogènes à abandonner leurs plantations, achetées, dans l’arrondissement de Foumbot.
