Présidentielle 2011, lecture critique sur le processus d’inscription sur les listes électorales



L’initiative est de l’Ong ‘’Un Monde Avenir’’ et ses partenaires, qui ont tenu une conférence de presse le 9 septembre à Douala, la capitale économique. « Il s’agit de tout un projet-Programme porté sur l’éducation au droit électoral et l’accompagnement de citoyens aux processus électoraux au Cameroun..
Nous sommes partis du fait que depuis que le Cameroun a renoué avec le multipartisme au début des années 90, les consultations électorales qui s’y tiennent sont ternies de fraudes et de dysfonctionnement de toute nature avec pour conséquences immédiates la crise de confiance entre les gouvernants et les citoyens.
La majorité des citoyens ne s’intéressent plus au débat politique et ne veut plus participer au vote… », a précisé d’entrée de jeu, Philippe Nanga, coordinateur de ‘’Un Monde avenir’’ et dudit projet. C’est donc au total neuf organisations associées représentant 9 régions sur 10 que compte le Cameroun qui vont présenter, chacune leur rapport de suivi et d’accompagnement des citoyens devant les hommes et femmes de médias qui ont répondu massivement présents à la rencontre. Dans l’ordre aléatoire, le Centre, le Sud, l’Est, l’Extrême-Nord, l’Adamoua, le nord-Ouest, le Sud-Ouest, l’Est, l’Ouest et le littoral. Restant donc dans le processus d’inscription, les difficultés sont restées presque les mêmes à savoir, la difficile collaboration avec Elecam, l’éloignement de certains points d’inscription, le désintérêt des citoyens et bien d’autres…
« Nous avons constaté avec preuve à l’appui que certains citoyens ont été inscrits après la convocation du corps électoral et non seulement ils n’ont pas eu leur récépissé mais, de simple feuilles antidatées… et notre action a été déterminante, s’il y a 400 inscrits, c’est grâce à nous…» a déclaré la représentante de l’Association Enfants, Jeunes et Avenir de Bertoua Répondant aux questions de certains journalistes sur l’action de l’Ong par rapport aux manquements constatés, Maureen Dione de Dynamique citoyenne Littoral, partenaire du projet a reprécisé les activités : « C’est un programme inscrit sur la durée et basée sur la mobilisation, l’éducation sur l’appropriation du droit électoral… ce n’est donc pas pour l’élection présidentielle que nous le faisons…», a, t- elle répondu et Philippe Nanga d’ajouter « Nous allons dénoncer à travers les médias qui doivent porter très haut ces informations afin que les citoyens sachent ce qui se passe réellement…»
Alphonse Jènè, Ai Douala