Les ex-employés refusent 223 millions



Ils annoncent la poursuite de leur sit-in lancé depuis deux semaines en face du ministère des Finances à Yaoundé.Les ex-employés des sociétés d’Etat liquidées et restructurées boudent 223 millions Fcfa que leur propose la gouvernement et le mode de paiement de la prime de reconversion.
Après deux semaines de sit-in en face du bâtiment abritant le ministère des Finances à Yaoundé, ils disent ne plus vouloir négocier avec le ministre des Finances, Essimi Menye, et souhaitent obtenir le rapport de l’audit portant le reliquat et leurs droits sociaux.
En effet, deux réunions se sont tenues les 19 et l 24 août 2011 entre les représentants des ex-employés des sociétés d’Etat liquidées et six membres du gouvernement. Il s’agit notamment des ministres des Finances, de l’Economie de la Planification et de l’Aménagement du territoire, du Travail et de la sécurité sociale, du secrétaire d’Etat à la Défense et le délégué général à la Sûreté nationale. Le but de la réunion du 19 août était de restituer le rapport de l’audit sur le reliquat et droits sociaux des ex-employés et de la fixation de la date de paiement desdits droits. Tandis que celle du 24 portait sur la négociation de leur prime de reconversion qu’ils estiment à plus de 200 milliards de Fcfa.
Lundi 22 août 2011, avant la réunion du 24 août 2011, le ministre des Finances, Essimi Menye, annonce, au cours du journal de 13h, le paiement de 223 millions, représentant les droits sociaux. Cet argent, a-t-il déclaré devait être disponible quelques jours après. S’agissant de la prime de reconversion, le Ministre a rappelé que l’Etat avait trouvé que la somme exigée par les ex-employés était faramineuse pour le budget de l’Etat. Mais il a néanmoins promis des négociations le 24 août.
Seulement, le 24 août, « Essimi Menye a révélé que le paiement de la prime de reconversion, retenue à 60 milliards Fcfa environ, sera échelonné à partir de 2012 », a confié Zang Zang, un délégué du collectif des ex-employés. Il déplore « cette injustice qui les a laissés traîner dans la misère, qui a entraîné la mort de plusieurs d’entre eux. Estimés à 40.000 il y a 22 ans, beaucoup ont été emportés par la mort alors qu’ils ont rendu des services à la nation », dit-il.
Prince Nguimbous