Ngaoundéré : Un maire retrouvé mort à son domicile


Le conseiller technique n°1 du Port autonome de Douala (Pad), Abdoulaye Bâ, s’est éteint hier, lundi 22 août 2011 vers 21h à son domicile de Ngaoundéré sis au quartier Baladji 2, des suites d’un arrêt cardiaque.
Ce dernier a été retrouvé inerte à sa résidence par son gardien qui a aussitôt alerté son chauffeur.
En provenance de Garoua, ce quinquagénaire effectuait une courte escale dans sa résidence lorsqu’il y a trouvé la mort. «Il m’a justement appelé le soir de sa mort pour me dire qu’il arrivait à Nyambaka. Je l’ai attendu jusqu’à 21h, et c’est à cette heure qu’on m’a appelé pour m’annoncer la mauvaise nouvelle», témoigne le Djaouro de Nyambaka effondré.
Ancien directeur des ressources humaines au Pad, Abdoulaye Bâ était depuis 2007 le maire de la commune de Nyambaka. Son bref passage à tête de cette collectivité a été couronné de plusieurs réalisations, notamment la connexion de l’arrondissement à Internet, un projet pour lequel il s’est personnellement investi. Celui qui était aussi un ami proche du milliardaire français Vincent Bolloré avait aussi joué un rôle actif dans l’avènement de la société Camrail dans notre pays. L’ex-magistrat municipal sera inhumé à Nyambaka, son village, dans le strict respect de la tradition musulmane, et conformément à son voeu, selon une source proche de la famille sera inhumé. Mais avant, Abdoulaye Bâ recevra un dernier hommage ce jour en présence du gouverneur de la région de l’Adamaoua et de diverses autres personnalités qui l’accompagneront pour son dernier voyage.
Y.Y
Meiganga
Le colonel Robert Madougou est libre
Le colonel à la retraite Robert Madougou, qui était gardé à vue depuis vendredi dernier à la prison centrale de Ngaoundéré, a été libéré hier, lundi 22 août 2011. Selon nos informations, la libération de cet ancien officier supérieur de la Gendarmerie nationale, par ailleurs coordonnateur national de transition de l’Eglise évangélique luthérienne «du» Cameroun (Eelc), s’est faite après signature d’un document où il prend notamment l’engagement de «renoncer à toute forme de violence et de s’employer à rechercher des solutions au problème de son église par des moyens légaux».
Selon le gouverneur de la région de l’Adamaoua, Enow Abrams Egbé, la libération de cet ancien officier de l’armée s’est faite pour détendre l’atmosphère à Meigangan, après les affrontements ayant opposé deux clans rivaux de l’Eelc en fin de semaine dernière.
«On m’a imputé les accusations suivantes : trouble à l’ordre publique, incitation à la violence, activité dangereuse en bandes organisées, destruction des biens. Ils m’ont libéré en précisant que c’est pour apaiser les tensions», fulmine le quinquagénaire, rencontré après sa libération. Cependant, quinze autres personnes interpellés suites à ces affrontements sont toujours gardées à vue. Hier, les partisans de la tendance Eelc version «du» s’affairaient à distribuer des pétitions. Celles-ci étaient accompagnées d’une missive de Robert Madougou à Thomas Nyiwé, l’actuel évêque de la tendance rival, et appelant à la «restauration de l’Eelc» version «du».
Y.Y