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L’un des administrateurs de la société civile camerounaise de l’art musical (Socam) menace de démissionner au cas où la Pca Odile Ngaska refuse la fusion entre la Socam et La Cmc (Cameroon music corporation).
Le début de semaine a été très tumultueux dans le milieu musical camerounais. Raymond Tchengang, administrateur de la Socam, menace de démissionner du conseil d’administration.
Ce producteur dont l’élection a même été contestée lors de l’assemblée élective du 11 juin dernier, car ne remplissant pas les conditions, menace de quitter la barque d’Odile Ngaska, la présidente du conseil d’administration reconduite à la suite d’une élection à la Russe (par une victoire écrasante).
En effet, Raymond Tchengang, producteur en vue depuis quelques mois, s’est rapproché de Sam Mbende, Pca de la Cameroon music corporation (Cmc) à qui le ministère de la Culture l’agrément en 2008. Ceci, dans l’optique d’une fusion entre les deux entités. Les deux hommes ont réussi l’exploit de faire déplacer la Pca de la Socam à Douala pour des négociations. Ce que Odile Ngaska a fait. « Il est question que les deux parties se retrouvent le 22 août prochain à Yaoundé pour poursuivre les négociations », a confié Odile Ngaska, qui semble peu enthousiaste à ce projet. Elle confie que l’autre partie exige entre autres son implication dans la collecte des droits d’auteurs et des commissions de l’ordre de 7%.
Au ministère de la Culture, cette démarche pourrait relever de l’utopie car, « il ne peut pas exister deux entités. Nous connaissons la Socam comme seule société civile du droit d’auteur de l’art musical au Cameroun », a laissé entendre un responsable du Mincult, qui en a profité pour évoquer un problème juridique. Puisque le ministère délivre un seul agrément par domaine et c’est la Socam qui jouit de cet agrément.
Dans cette ambiance délétère, deux mois seulement après l’élection d’une nouvelle équipe, l’on s’attendait en fait que les dissensions viennent de l’extérieur. Mais, c’est désormais à l’intérieur que la Socam a mal, alors que le nouveau bureau n’a pas encore été installé. Et le conseil d’administration prévu demain, le premier de ce nouveau mandat, pourrait être enflammé. Car, en remontant le temps, peu avant l’Ag élective, certains avaient estimé qu’il fallait reconduire Odile Ngaska, la mettre en minorité lors d’un conseil d’administration et la déposer, afin de prendre le contrôle total de la structure. Et, demain est un autre jour à la Socam.
