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La décision unilatérale prise par ce dernier d’instaurer les nouvelles quittances en violation des dispositions en matière du service publique de l’électricité est à l’origine de ce nouveau bras de fer ; notamment la fameuse Customer management system qui fait gonfler le prix du kilowatt/h dans les ménages de 85 à 95 Fcfa ; soit une augmentation de 10 Fcfa.
Il faut souligner ici que ce n’est pas la première fois qu’Aes Sonel est rappelé à l’ordre pour sa politique tarifaire. En avril 2010, sous le fallacieux prétexte de l’application de l’article 5 alinéa 2 de la convention qui le lie au gouvernement, Aes Sonel avait procédé à une hausse de 5% de ses tarifs, pour dit-elle, rentabiliser ses investissements. Une décision impopulaire qui suscita une réaction d’indignation de la part des Ong de défense des droits des consommateurs.
Six erreurs
Le Réseau Associatif des Consommateurs de l’Energie, Race, et le Collectif Citoyen contre les délestages avaient lancé un mot d’ordre de « Guichet mort » destiné à ramener la société que dirige Jean David Bilé à revenir à la grille tarifaire antérieure.
Pour le cas qui nous intéresse, l’Arsel à qui incombe la responsabilité de fixer les tarifs d’électricité sur proposition du fournisseur, accuse Aes Sonel d’avoir commis six grosses erreurs, à savoir : la violation des dispositions du Règlement qui institue une facturation mensuelle, le lancement brutal de ce nouveau système de tarification, l’absence d’une campagne de communication vis-à-vis des consommateurs, le non respect des droits des consommateurs, l’instauration d’une nouvelle facturation sans l’aval du régulateur. Enfin, le refus de mettre en application l’injonction faite en vue de surseoir à la mise en application de ce mode de facturation. Une mission de contrôle de l’Arsel sera déployée sur le terrain dès la semaine prochaine pour évaluer la situation. Il est question de rembourser le trop perçu si les marges sont importantes.
Edgar Zacharie Yonkeu
