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Aucune institution universitaire du pays ne figure dans le top 500 de l'université de Shanghai rendu public dimanche dernier. Comme depuis la première édition du classement il y a cinq ans, c'est l'université américaine de Harvard qui tient le haut du pavé.Dur, dur pour l'Afrique
Avec seulement quatre universités listées dans le top 500, l'Afrique est le continent le moins bien classé. L'Afrique du sud s'arroge trois places dans cet ordre avec notamment les universités de Cape town (201e), Witwatersrand (301e) et Kwazulu-Natal (401e), alors que l'université du Caire (401e) complète le total. Aucune université d'Afrique francophone ne figure dans ce classement général. Ni dans les différents tops 100 spécialisés qui prennent en compte des disciplines telles que les sciences naturelles et mathématiques, technologies et sciences informatiques, sciences agricoles, médecine clinique et pharmacie, sciences sociales, mathématiques, physique, chimie, informatique, économie.
Une absence qui, d'après certains spécialistes, pourrait tenir du caractère « défavorisant » des critères de sélection. Ceux-ci prennent en compte notamment le nombre de prix Nobel, de médailles Fields (l'équivalent du Nobel en mathématiques), d'articles publiés dans des revues internationales et des références dans ces mêmes revues. « Uniquement anglo-saxonnes », déplorent nos confrères de Libération qui font également remarquer que « ces critères retiennent essentiellement la performance en matière de recherche, au détriment de l'enseignement ».
Le Cameroun à mille lieues
« Ce n'est pas une surprise. Nos universités ne remplissent même pas le minimum de conditions requises pour exister en tant que tel », explique le président du Synes (Syndicat national des enseignants du supérieur) Innocent Futcha, pour justifier l'absence du Cameroun dans le classement. Manque d'infrastructures, ratio enseignants/étudiants insuffisant, etc., « c'eût été étonnant que notre pays s'y retrouve », poursuit-il.
Le Cameroun n'a en effet jamais figuré dans ce classement depuis sa première publication en 2003. « C'est comme si vous compariez le championnat de votre village à la Bundesliga », réagit un responsable du ministère de l'enseignement supérieur. « Nous accordons du crédit à ce classement, mais on en est situé à mille lignes ! », poursuit notre interlocuteur. Au total, 1000 universités dans le monde ont été étudiées par l'université de Shanghai qui n'en a finalement classé que les 500 premières.
