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Le document présenté à la presse demande « avec insistance aux différents candidats des partis politiques et associations à l’élection présidentielle d’octobre 2011, d’intégrer les préoccupations et attentes des masses laborieuses du Cameroun dans leurs différents programmes politiques ». Ces préoccupations regroupent tous les secteurs de la vie nationale bien qu’elles soient dépourvues de statistiques : la politique, l’économie, le social, l’environnement, la culture et le sport.
Le Premier ministre reçoit une copie
Sur le volet politique, le président de la Cstc exige la redéfinition du système de scrutin majoritaire pour toutes les consultations du peuple camerounais au suffrage universel ou référendaire à savoir : le scrutin majoritaire à deux tours, le bulletin unique, le système de décompte électronique. En ce qui concerne la promotion des valeurs intègres et républicaines dans la gestion des biens publics, la Cstc demande aux candidats de lutter contre l’enrichissement illicite et la corruption en instaurant une loi interdisant le cumul de fonctions des fonctionnaires gestionnaires de fonds publics à celle d’opérateurs économiques.
Le volet social, qui consacre à lui seul plus du tiers des revendications syndicales contenues dans le mémorandum, plaide pour l’amélioration de la santé et du bien-être des populations par la lutte contre les grandes pandémies et endémies (paludisme, cholera, vih sida, fièvre jaune.etc). La gratuité de l’enseignement maternel et primaire est à même de rendre plus efficiente et plus efficace la politique éducative dans notre pays d’où l’urgence de la revoir. Autre exigence, la Cstc milite pour la prise en compte par les candidats, des politiques de promotion de l’emploi, de travail et de sécurité sociale par la régulation de la main d’œuvre nationale et expatriée, le développement des investissements à haute intensité de main d’œuvre.
Sur le plan environnemental, il faut établir un système transparent d’exploitation forestière, faunique, halieutique et minier des ressources du sous sol. La Cstc exige aussi des candidats à la présidentielle, la réalisation effective des objectifs prescrits dans le document de stratégie de la croissance et de l’emploi, Dsce par le développement d’une toile nationale d’entreprises créatrices de richesses et utilisatrices des compétences nationales.
Lors du point de presse, les échanges avec les journalistes ont révélé la position de la Cstc sur l’organisation du vote de la diaspora camerounaise. Ce vote, dont les électeurs potentiels sont estimés à 2.5millions repartis dans 32 pays, et qui seront appelés à remplir leur devoir civique dans les représentations diplomatiques du Cameroun à l’étranger avec à priori la main mise des politiques, ne pose pas de problème au président de la Cstc. L’on est plutôt optimiste de ce côté-là. « Au stade actuel, nous ne voyons pas le problème qui se pose. Toujours est-il que ces camerounais disposent de tous les moyens de contestation en cas de tripatouillage. Ils n’hésiteront pas à les relever s’il en existe. »Martèle Jean Marie Zambo Amougou.
Evoquant le sit-in des ex employés des sociétés d’Etat privatisées ou fermées il y a quelques années, et les arrières pour lesquels ils réclament le payement l’état, le président de la Cstc dit être à l’écoute permanente de tel cas d’abus sur les travailleurs sauf que la décision incombe aux politiques. La Cstc par la voix de son président, revendique son insertion dans le suivi, l’observation et la proclamation des résultats des élections au Cameroun. Pour faire connaître l’ensemble des doléances contenues dans le mémorandum, elle a transmis une copie aux partis politiques, aux missions diplomatiques, aux chefs de départements ministériels, au premier ministre, à la Dgsn , aux syndicats.
Floriane Payo
