Présidentielle 2011 :Un Nec très attendu au Sdf demain



Ce National executive comettee (comité exécutif national) estl’un des derniers que le leader de l’opposition camerounaise va tenir avant l’élection présidentielle qui est prévue en principe dans deux mois. Et pour laquelle il n’a encore désigné aucun candidat. Cette instance élargie aux maires et aux députés du Social democratic front (Sdf), va se réunir au siège de ce parti à Bamenda demain.
Les travaux doivent commencer par le rappel de certaines résolutions prises à l’issue du dernier comité exécutif qui s’est tenu le 11 juin dans la même ville. Notamment, « la demande à tous les Camerounais qui n’en avaient pas encore de se faire établir une carte d’identité nationale le plus tôt possible », la mise en garde de « l’administration contre la délivrance des cartes d’identité nationale aux étrangers ». Le parti dénonçait également « la manipulation des jeunes par la campagne de recrutement massif dans la fonction publique, l’opacité qui entoure cette opération…, félicite les membres du G8 pour leur prise de position contre les dictateurs qui s’éternisent au pouvoir par la manipulation de leur constitution ».
Entre ces deux comités exécutifs, la scène politique nationale s’est enrichie de bien d’événements : notamment l’adoption de la loi portant vote des camerounais de la diaspora lors d’une session extraordinaire de l’Assemblée nationale ; la nomination de six personnalités à Elections Cameroon (Elecam) en complément des 12 qui y officiaient déjà et dont la neutralité était remise en cause par une bonne frange de l’opinion publique nationale et particulièrement les principaux partis de l’opposition. Les membres du Nec devront se prononcer sur ce que d’aucuns considèrent comme de « très petits pas » vers l’amélioration du processus électoral.
Mais la grande question demeure de savoir si le Sdf prendra part à la prochaine élection présidentielle dont l’échéance n’est plus qu’à un jet de pierre. Conformément aux textes régissant le Sdf, le candidat à cette élection doit être élu au cours d’un congrès national électif qui est du reste attendu depuis plusieurs mois. « Nous ne pouvons pas parler d’un congrès national pour élire notre candidat. Puisque la participation de notre parti à l’élection présidentielle n’est pas d’actualité, tant que les exigences que nous avons posées et qui sont connues de tous, ne sont pas satisfaites », répond un haut cadre du bureau national. Dans ces conditions, il faut s’attendre à ce que le parti de Ni John Fru Ndi durcisse davantage ses positions au sortir de ce comité exécutif national.