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L’effectif de trois avocats constitués pour renforcer la défense du patron de la Commercial Bank du Cameroun, ont été renvoyés à la porte de la prison de Kondengui hier, 2 août 2011. La raison évoquée porterait sur l’absence de leurs noms de la liste des personnes autorisées à rendre visite Yves Michel Fotso. Face à ce refus catégorique, ces avocats auraient entrepris d’en informer le procureur général près de la cour d’appel du Centre, qui aurait enjoint au téléphone, le régisseur de la prison de revenir sur sa décision. Mais au bout d’une autre conversation téléphonique avec une autre personnalité dont l’identité n’a pas été révélée, le maître des lieux a décidé de ne pas concéder in fine ce droit de visite.
Même les démarches engagées auprès du parquet d’instance et du juge d’instruction, Pascal Magnanguemabe n’y feront rien. L’équipe des avocats français appuyée par leurs confrères camerounais n’a pu rencontrer son client hier. Pourtant constitués régulièrement pour la défense de Yves Michel Fotso (en élisant domicile au cabinet Me Djiou), ces avocats français fraîchement arrivés au Cameroun, devraient avoir de droit et de fait la latitude de rencontrer leur client.
En rappel, les avocats français recrutés par Yves Michel Fotso sont Philippe Scarzella, 39 ans spécialiste du contentieux et du droit des affaires, ancien collaborateur du ministre et avocat Georges Kiejman connu pour réaliser de grands coups de procédure, avocat de célébrité comme Gérard Dépardieu ; Francois Gibault, 78 ans pénaliste de renom, avocat de Mouamar Kadhafi et dans le passé de Jean Bedel Bokassa et Omar Bongo. Quant à Grégory Motus Jacquier, 40 ans, il est réputé pour la résolution des cas atypiques.
