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Abou Moussa a été reçu mardi par le ministre d’Etat Secrétaire général de la présidence de la République, au nom du chef de l’Etat. Le palais de l’Unité a ouvert ses portes hier à une délégation onusienne. A sa tête, Abou Moussa, Représentant spécial du Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies et chef du Bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale.
Et dans les rangs, Paul Zoumanigui, Conseiller politique principal pour le Bureau du Gabon et Maryama Aida Hailé, Coordonnateur résident par intérim du système des Nations unies au Cameroun. En visite dans le pays depuis le week-end dernier, le haut responsable onusien et sa suite ont été reçus mardi, au nom du chef de l’Etat, par le ministre d’Etat, Secrétaire général de la présidence de la République. Laurent Esso avait à ses côtés, le Secrétaire général adjoint de la présidence, Peter Agbor Tabi.
Au cours de cet entretien de plus d’une demi-heure, Abou Moussa a transmis au ministre d’Etat les salutations du Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon. Et surtout des remerciements sincères « pour les efforts déployés par le gouvernement camerounais en vue de l’ouverture de notre bureau qui se trouve actuellement à Libreville. » Face à la presse à sa sortie d’audience, le Représentant spécial du SG a ajouté que les Nations unies sollicitaient « l’appui du gouvernement pour que ce bureau puisse continuer à jouer son rôle. »
L’audience d’hier a également permis au ministre d’Etat Secrétaire général de la présidence de la République de prendre connaissance du mandat assigné au Bureau des Nations unies pour l’Afrique centrale. Une mission que M. Abou Moussa résume en trois préoccupations essentielles : « soutenir les gouvernements de la sous-région dans les efforts en vue de la recherche de la paix et de la sécurité ; faire savoir que les Nations unies disposent désormais d’un instrument efficace en cas de nécessité ; et régler la question de coordination à l’intérieur des Nations unies et vis-à-vis de nos partenaires. »
Dans ce contexte, Laurent Esso et son hôte ont particulièrement insisté sur le problème de la sécurité dans la sous-région. Et d’après ce dernier, « le ministre d’Etat Secrétaire général de la présidence a souligné la nécessité de mettre l’accent sur la prévention. » La piraterie maritime en nette recrudescence, les conflits transfrontaliers préoccupent les Etats de la sous-région. Et comme l’a relevé Abou Moussa, le Cameroun et son partenaire l’ONU ont bien conscience du fait que la gestion d’une situation après une crise, coûte toujours plus cher et c’est la population qui souffre. D’où cette convergence de vues dans le sens de la prévention.
