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Au cours d’une rencontre avec la presse hier à Yaoundé, le Mindef a donné les raisons de cette mise à l’écart, trois mois après le début de la formation.
Edgard Alain Mebe Ngo’o a indiqué au cours de l’échange, que l’inaptitude physique et intellectuelle est la principale cause qui a poussé le Haut commandement à décider de la mise à l’écart de 443 éléments, en plus des 4 décédés, des 2 déserteurs et des 118 autres qui n’ont jamais rejoint les rangs dans le contingent de 4 800 nouvelles recrues dans la gendarmerie nationale et dans les armées au cours de l’année en cours. Le Mindef a, par ailleurs, annoncé le remplacement nombre pour nombre, dans le respect des équilibres géopolitiques de départ. CT fait une synthèse de la rencontre d’hier qui se déroulait dans la salle des Conférences du ministère de la Défense, en présence du ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary.
Comment a été initié le processus de recrutement ?
Edgard Alain Mebe Ngo’o a indiqué que « le président de la République, chef des Armées a récemment autorisé un recrutement de 4 800 jeunes camerounais des deux sexes au sein des armées. Ce recrutement participe des efforts inlassables que le chef de l’Etat ne cesse de déployer pour résorber le chômage des jeunes. » Bien plus, « ce recrutement visait à relever quantitativement et qualitativement les effectifs des forces de défense, suite à de nombreuses déperditions créées par les décès, les mises à la retraite et quelquefois des radiations ».
Sur la conduite du recrutement
Le Mindef a indiqué que « les opérations de recrutement ont commencé en 2009 dans les chefs lieux des régions de résidence des candidats ». A l’issue de cette phase, les listes des candidats devant subir les visites médicales approfondies au Centre unique de Yaoundé ont été publiées le 8 octobre 2010. « Ces visites médicales approfondies se sont déroulées du 20 octobre au 17 décembre 2010 sous la supervision de la Commission centrale de supervision des opérations de recrutement présidée par le Secrétaire général du Mindef »… « Le 22 février 2011, les listes de 700 élèves sous-officiers des armées et de la gendarmerie nationale ont été rendues publiques et la formation a débuté effectivement le 8 avril 2011 au Centre d’instruction des élèves sous-officiers (CIESO) à Koutaba. La liste des 1 800 élèves- gendarmes et des 2 300 recrues des armées a, pour sa part, été publiée le 8 avril 2011 et la formation a débuté le 15 avril 2011 dans les Centres d’instruction de Djoum, Ngaoundal et Ngaoundéré ».
Comment est-on arrivé à la radiation ?
Le Mindef a fait savoir que « conformément à la réglementation, tous ces contingents ont subi la contre-visite d’incorporation du 30 mai au 2 juin 2011 sous la responsabilité des chefs de Secteurs de santé militaire compétents, soit 53 jours après la rentrée des élèves sous-officiers et 44 jours après celle des élèves gendarmes et recrues des armées ». Et les résultats de cette contre-visite, des tests d’aptitude intellectuelle et des contrôles des effectifs se présentent comme suit :
- 401 inaptes physiques pour diverses affections incompatibles avec le métier des armes ;
- 42 analphabètes ;
- 4 décédés ;
- 2 déserteurs
- 118 non rejoints (ils ne se sont pas du tout présentés)
Soit un total de 567 éléments.
Le nombre élevé d’inaptes physiques pourrait s’expliquer selon Edgard Alain Mebe Ngo’o, par « la période qui s’est écoulée entre les visites approfondies et la convocation des postulants dans les centres d’instruction. Et qui a pu permettre que l’état de santé de certaines recrues soit modifié ». Par ailleurs, « les efforts physiques intenses auxquels les recrues sont à dessein astreintes permettent de révéler au cours de la contre-visite, des affections ou des insuffisances qui n’avaient pas été décelées lors des visites approfondies ».
Sur les mesures prises
Outre « la radiation des 401 inaptes physiques et des 42 analphabètes, soit 443 personnes auxquels il faut ajouter le remplacement nombre pour nombre des 4 décédés, des 2 déserteurs et des 118 non rejoints, soit un total de 567 indisponibles ». Le Mindef a indiqué qu’ « un point d’honneur sera mis au respect des équilibres géopolitiques de départ, l’Armée étant le creuset de l’unité nationale. » Sur la publication des listes des nouvelles recrues, Edgard Alain Mebe Ngo’o a fait savoir qu’elle sera rendue publique dans les meilleurs délais. « Mais dans des délais qui nous permettent d’effectuer les opérations nécessaires : tests d’aptitude physique, intellectuelle, enquête de moralité… »
Sur l’effectif des recrutements au sein des forces de défense
Pour le Mindef, ils vont cette année au-delà de 6 200, si l’on intègre les recrutements à la Garde présidentielle, au Bataillon d’intervention rapide (BIR) et les 150 en formation à l’Ecole militaire interarmées (EMIA).
