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Il est des évènements dont la réalisation ne dépend pas toujours de la volonté des hommes, mais d’un simple fait de la nature. C’est le cas par exemple du jeûne du ramadan chez les fidèles musulmans dont le début et la fin dépendent de l’apparition du croissant lunaire.Un début de ramadan à plusieurs vitesses
Le moins que l’on puisse dire c’est que le début du jeûne se fait parfois à plusieurs vitesses. Cette année encore, beaucoup de fidèles ont raté le début du jeûne du moins de Ramadan. A la question de savoir si tous les musulmans ont effectivement commencé le jeûne ce dimanche, Hamidou Mana, un fidèle musulman de Ngaoundéré déclare que la nouvelle est tombée très tard dans la nuit. On se disait qu’on devait commencer le jeûne lundi. C’est pourquoi la première journée a été un peu surprise. Certains n’ont pas commencé le jeûne parce qu’ils ne savaient pas que la lune avait déjà été aperçue la veille dans l’extrême-Nord. Comme le veut la tradition musulmane, celui qui a vu le croissant lunaire a l’obligation de jeûner. Idem pour celui qui ne l’a pas vu mais qui a été informé par un musulman sain d’esprit. Il est donc interdit d’être en déphasage avec la masse des musulmans. Mais qu’à cela ne tienne, c’est ce lundi 1er août que le reste de la communauté musulmane est entrée de plain pied dans le carême. Une discordance qui créera forcément un décalage le jour de la fête de fin du jeûne.
Un ramadan apaisé par la météo
Selon la majorité des croyants rencontrés à la sortie des mosquées à la fin de ce premier jour de privation, les débuts ne sont pas faciles. A Ngaoundéré, certaines activités nécessitant des efforts physiques vont au ralenti. C’est le cas des restaurants qui perdent progressivement une part de leurs clients durant tout ce mois. Les cinq premiers jours sont très difficiles et ce n’est qu’après une semaine qu’on va s’y habituer. Pour l’instant on a encore beaucoup de tentation, mais on essaye aussi de faire des sacrifices pour pouvoir résister jusqu’à la fin, déclare Ousman, jeune musulman rencontré à l’esplanade de la grande mosquée de Ngaoundéré. Pour les plus âgés par contre, tout a bien commencé comme d’habitude et les conditions sont même meilleures depuis quelques années parce que le carême coïncide désormais avec la saison des pluies. Quand le ramadan tombait en saison sèche, on souffrait beaucoup avec la chaleur affirme un autre fidèle. Puissent ces conditions climatiques favorables être un atout et une motivation supplémentaire pour les pratiquants de cette religion!
