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Quant au personnel recensé, Thierry Atangana indique que les personnels détachés de l’administration publique était au nombre de 15 dont 2 du ministère des Travaux publics, 4 du ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat, 9 du secrétariat d’Etat à la Sécurité intérieure. En plus de ceux-ci, il y avait 3 cadres de haut niveau de nationalité française, 2 conseillers, 5 ingénieurs de génie civil, 1 conducteur des travaux, 2 géotechniciens, 1 topographe, 1 dessinateur-projecteur, 3 cadres administratifs, 6 secrétaires de direction, 19 agents de sécurité, 8 chauffeurs et 4 agents d’entretien. « Toutes les personnes ayant travaillé au Comité avaient chacune un contrat de travail ».
Les faits
Pour démontrer au tribunal que cet effectif n’était pas pléthorique, il argue : « nous avions à travailler pour 745 km. Ce qui est énorme. Pour tout ce travail, le Comité ne se basait que sur 52 personnes au total ». Quant aux indemnités exorbitantes, il répond : « c’est une caricature dramatique. Nous n’avons pas abusé des fonds de l’Etat. Nous avons été excessivement rigoureux ». Concernant la gestion des comptes bancaires du Copisupr, il dit n’avoir jamais effectué toute opération de décaissement, énumérant les principales dépenses incompressibles. Insistant sur le fait que la comptabilité du Comité était régulièrement tenue. Question de confondre ceux qui avaient fait croire à la justice qu’il s’était approprié les fonds du Copisupr. « Aucune sortie d’argent, n’avait pas été effectué sans pièces justificatives ». Pièces qui avaient été saisis lors de l’enquête préliminaire et qui, selon lui, avaient disparu après. Question de faire transparaître le caractère fictif du Copisupr. Il cite aussi la disparition de l’accord favorable de la Banque mondiale quant au fonctionnement du Comité.
Par la suite, les quelque 200 personnes venues assister à l’audience ont été renseignées que les bureaux d’études ont délivré leurs études géotechniques et topographiques, et que les enquêtes relatives aux expropriations avaient été effectuées ainsi que les études environnementales. « Ces études déterminaient la phase d’exécution des projets du Copisupr », a-t-il avancé, précisant que sans ces études aucun des deux projets - promesse du chef de l’Etat lors de la campagne de la présidentielle de 1997 aux populations du Centre, Est et Sud, ne pouvait démarrer.
A la fin de son examination in chief, il a fait savoir au tribunal qu’il est convaincu que tous les rapports des activités du Comité parvenaient au président de la République. Le citant dans un discours prononcé par Paul Biya à Bertoua le 10 octobre 1997. Discours dans lequel il annonçait l’imminence de la pose de la première pierre des travaux de l’axe routier Yaoundé-Bertoua. Commencé à 13h38, l’audience qui a connu la présence de Patricia Parichini chef section consulaire çà l’ambassade de France au Cameroun, a été suspendue à 16h. Le parquet prendra alors le plancher le 9 août prochain par la croos-examination. Une étape décisive de ce procès à rebondissements.
J-P.B
