






![]() | Aujourd'hui | 15 |
![]() | Total | 2295015 |
Au Kamer, affectueux argot utilisé par les Camerounais pour désigner leur pays, les expressions populaires fleurissent à la vitesse de l’harmattan qui souffle sur toute la côte atlantique. A tel point que les chanteurs en ont fait leur principale source d’inspiration.
C’est ce que relève un blogueur Kamer —car terme sert aussi à désigner les Camerounais eux-mêmes— dans un post signé sur Mondoblog.
L’auteur y raconte qu’il a reçu un blâme de son employeur pour s’être fendu d’un savoureux «Je ne donne pas le lait» (traduisez: «Je m’en fous!») à un reproche qui lui était fait. Cette expression, comme de nombreuses autres, est utilisée depuis trois ou quatre ans dans toutes les grandes villes du mboa (le pays) et s’est imposée dans l’univers artistique.
C’est d’ailleurs le titre en vogue à ce moment dans tous les kwatt (quartiers) et dans toutes les pharmacies de garde (bars et cabarets de nuit) du Cameroun: Je ne donne pas le lait, du jeune rappeur Duc-Z.
Mais pourquoi parler de lait quand vous voulez signifier que vous n’en avez cure? Le blogueur tente une réponse:
«Vous n’êtes pas des bébés pour que je sois là à m’occuper de vous, à vous allaiter, à faire attention à ce que vous pensez ou voulez dire.»
Bref, au Cameroun en ce moment, on ne donne pas le lait. Et Duc-Z n’apporte pas d’autre explication quand il affirme ne pas donner le lait à ceux qui lui reprochent de faire du hip-hop au lieu du Makossa ou du Bikutsi, rythmes traditionnels du Kamer.
