Paul Biya remercie la Chine pour sa non ingérence


C’était au cours d’une séance de travail hier à Beijing, en présence du président Hu Jintao. Il était 12 h25 à Beijing (5 h du matin au Cameroun), lorsque l’avion spécial ayant à son bord le président de la République et son épouse, Chantal Biya, s’est immobilisé sur le tarmac de l’aéroport de Beijing.
Au cours d’une séance de travail élargie plus tard dans la journée au Grand palais du peuple, en présence du président Hu Jintao, Paul Biya a loué la coopération sino-camerounaise, mais surtout la convergence de vues entre les deux pays sur le plan international.
«Nos deux Gouvernements attachent une grande importance aux principes et valeurs tels que le règlement pacifique des conflits, la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats et le respect de leur intégrité territoriale. C’est d’ailleurs en vertu de ces principes que le Cameroun soutient la politique «d’une seule Chine».
Des paroles qui valent leur pesant de sens dans un environnement international marqué par «l’interventionnisme» des puissances occidentales, notamment en Libye. D’autre part, il est de notoriété publique que ce discours de Paul Biya intervient après des prises de position fermes de thuriféraires du Rdpc face aux menaces d’ingérences extérieures supposées ou réelles. Mais surtout après un ballet d’émissaires de Nicolas Sarkozy, Barack Obama et David Cameron au palais de l’Unité. «S’agissant de la réforme des Nations Unies, le Cameroun apprécie hautement le soutien de la République populaire de Chine à la position commune de l’Afrique concernant la représentation de notre continent au Conseil de Sécurité », a ajouté Paul Biya.
Avant d’arriver à ce stade, Paul Biya a indiqué plus tôt que «la Chine fait partie des plus sûrs et des plus fidèles de ses partenaires extérieurs». et de se féliciter de ce que la coopération entre le Cameroun et la Chine se caractérise par d’importantes réalisations couvrant des domaines aussi variés que l’agriculture, la santé, l’éducation, les infrastructures, les télécommunications, la culture et le sport. Ces réalisations qui ont un impact direct sur l’amélioration des conditions de vie socio-économiques de notre population sont hautement appréciées par l’immense majorité du peuple camerounais, dira Paul Biya. « J’irai jusqu’à dire que la coopération entre nos deux pays est exemplaire et qu’elle me paraît pouvoir servir de modèle à l’échelle de notre continent», tranchera le président Biya.
Pour qui, le Cameroun, après avoir connu, comme beaucoup de pays en développement, différentes périodes de crise et avoir dû se soumettre à la dure discipline des plans d’ajustement structurel, s’est engagé, depuis une décennie, dans la voie du redressement et de la relance de son économie. L’occasion a été belle à ce niveau pour vanter « la politique des grandes ambitions » et la Vision 2035.
Georges Alain Boyomo