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Ils sont réunis à Kribi depuis hier pour forcer toutes les parties impliquées dans la construction du port en eau profonde à tenir rigoureusement compte de leurs intérêts.Depuis hier, des journées dites « de mobilisation des populations riveraines » du site de construction du complexe industriel du port de Kribi se tiennent dans la cité balnéaire du Sud du Cameroun.
On se rappelle que suite à la mafia qui avait entouré le processus d’indemnisation, deux missions d’enquêteurs, l’une de la sous-direction des enquêtes économiques à la Direction de la police judiciaire (Dpj) et l’autre de la Direction générale à la recherche extérieure (Dgre), s’étaient succédé sur le terrain à Kribi, sur instruction du président de la République. Tous les acteurs qui avaient participé au processus d’identification, et de recensement des ayants droits, ainsi que les responsables de différentes administrations chargées de l’établissement des titres fonciers du site déclaré d’utilité public (Dup), avaient été entendus. Des indiscrétions de ces missions avaient révélé par exemple que plusieurs autochtones figurant sur la liste des indemnisations ne connaissent même pas où est situé leur terrain, encore moins leur prétendu village.
Certaines parcelles décrites comme ayant été mises en valeur, question de renchérir le coût des indemnisations, n’ont jamais reçu la visite d’un homme. Sans compter que certains prétendus occupants sont introuvables. On estime à au moins 60% les cas suspects dans le processus d’indemnisation. Les enquêteurs auraient même découvert que certaines personnes avaient effectué des virements sur le compte des membres des commissions. Des transactions jugées suspectes dans un tel contexte par les enquêteurs. C’est manifestement pourquoi les riverains se mobilisent afin que tous leurs droits soient préservés, au moment où le chantier est rentré dans sa phase d’exécution.
