






![]() | Aujourd'hui | 19 |
![]() | Total | 2295019 |
72 coureurs entament la première étape de cette 8ème édition dont le parcours a été modifié. La succession de David Clark, le vainqueur de la dernière édition du tour cycliste international du Cameroun, s’est ouverte ce matin à Moukong dans l’Extrême-Nord. 72 coureurs issus de 12 équipes y ont en effet démarré la première étape (Moukong-Mokolo-Maroua),
au lieu du critérium (sorte de tour de ville) qui était initialement prévu comme première étape à Maroua. L’équipe du Congo Brazzaville, dont la présence avait été annoncée par le comité d’organisation, sera finalement absente. « 12 équipes sont actuellement arrivées à Maroua, mais le Congo n’a toujours pas confirmé sa présence à cause de quelques problèmes internes », a déclaré Joseph Evouna, le directeur technique national de la Fédération camerounaise de cyclisme (Fécacyclisme). Le Congo est disqualifié, car, selon Didier Simon, le commissaire de l’Union cycliste internationale (Uci), une équipe qui manque la première étape est éliminée.
D’après Dieudonné Ntep, entraîneur national, « le parcours a été modifié parce que le lundi est un jour de marché à Maroua. Le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord [Ahmadou Tidjani, ndlr] a préféré prendre cette décision pour éviter les accidents qui pourraient se produire si le critérium est maintenu ». Pour cette première épreuve, le Cameroun ne pourra pas compter sur certains cyclistes. Sadrack Teguimaha, champion du Cameroun 2009, ne sera pas de la partie. « Sadrack Teguimaha est un élément important de l’équipe Snh vélo club qui est entré dans ce genre de sectes ou d’Eglises réveillées. Dans son Eglise, le gourou lui a prescrit de ne plus prendre part à quelque compétition que ce soit», a confié François Njélé, le président de la Fécacyclisme.
L’autre absent sera Joseph Sanda, le vainqueur de l’édition 2008. « Joseph Sanda, quant à lui, a été victime d’un accident de la circulation alors qu’il se promenait sur sa moto. Pour l’instant, il est en période de rééducation », poursuit François Njélé. En l’absence de ces deux coureurs de la Snh (Société nationale des hydrocarbures), les espoirs, d’après l’encadrement technique, reposent sur Damien Tekou, le coureur de la Snh qui a remporté deux victoires d’étape l’année dernière.
« L’équation semble difficile », selon Dieudonné Ntep, du fait de l’absence de certains coureurs camerounais. Mais Joseph Evouna, le directeur technique national qui s’est occupé de la préparation des équipes camerounaises, se veut rassurant : « Nous avons tous bien travaillé et je pense que les Camerounais ont du potentiel. Et puis, j’ai senti que la majorité des coureurs ont à cœur de montrer de quoi ils sont capables ». En plus de la Snh, le Cameroun aligne des équipes comme Douala Vélo club, Renaissance vélo club de l’Ouest et Cyclo sport 53-11. Les dernières équipes étrangères, dont Galilée Cycles d’Israël (première participation) sont arrivées hier dans la ville de Maroua.
Réactions
Conté Bassirou, coureur de l’équipe de Côte d’Ivoire
« Gagner des étapes »
Je prends part à cette compétition avec l’ambition de gagner des étapes, pour commencer. Si la chance est de notre côté, nous allons la saisir en donnant le meilleur de nous-mêmes, afin de terminer au meilleur niveau. Il y a des grimpeurs dans notre équipe et des sprinters, et je crois que nous avons les moyens d’espérer aller le plus loin possible. Si le maillot jaune est possible, nous n’allons pas cracher dessus. Je connais tous les coureurs qui prennent part à cette compétition pour avoir déjà couru avec eux.
Joseph Evouna, directeur technique national, Cameroun
« Un peu plus dur, mais le Cameroun a un mot à dire »
Je ne pense pas que l’absence de Sanda et Teguimaha soit un préjudice. Je prendrais tout simplement l’exemple du football : le jour où Milla quitte l’équipe nationale, on ne savait qu’on aurait Mboma ; le jour où Mboma est à son tour, parti on ne savait pas qu’il y aurait Eto’o. Sadrack s’est concentré à sa réligion, Sanda a fait un accident, mais il reste du monde. Nous avons Tekou, Ngué Ngock, etc. Ils savent tous que la responsabilité pèse sur leurs épaules et ils feront attention. Cette année, nous aurons quelques différences sur le parcours, comme l’arrivée à Buea, alors que l’année dernière, nous ne sommes pas allés à Buea. Le tour de cette année sera un peu plus dur, mais le Cameroun a un mot à dire dans cette compétition.
Yves Beau, encadreur de l’équipe Team Allier
« Toujours cacher son jeu avant le départ »
Nous allons, au cours de cette compétition, chercher à gagner une étape ou deux, mais nous sommes conscients que le maillot jaune sera un peu difficile cette année. Dans notre équipe, nous n’avons pas des coureurs capables d’affronter la montagne dans les premières positions. Je crois néanmoins qu’il faut toujours cacher son jeu avant le départ de la compétition, quelles que soient nos capacités. Tout ce que nous avons à faire dans cette compétition sera su au fil des étapes et c’est la fin qui justifiera nos moyens. Je crois que les Slovaques sont venus avec une équipe suffisamment forte et je pense qu’ils sont favoris, avec l’équipe da la Snh, malgré l’absence de Sanda et Teguimaha. Dans les montagnes, ce sera une lutte entre les Européens et les coureurs de la Snh.
Ghislain Ndong, capitaine de l’équipe du Gabon
« Faire mieux que lors de nos précédentes participations »
Le rêve du Gabon, au cours de cette compétition, c’est de gagner au moins deux étapes, afin de faire mieux que lors de nos précédentes participations. Je crois que ce tour sera facile pour nous, car il n’ya pas plus dur que la Tropicale Amissa Bongo [tour du Gabon, ndlr] à laquelle nous avons pris part récemment. Pendant la Tropicale, nous courions avec des professionnels et je crois que c’est une chance pour nous, car cela nous permet de mûrir. Il se trouve juste que c’est le climat qui va changer, mais nous saurons nous adapter. Les absences de Sanda et Teguimaha sont un avantage pour les autres équipes, dans la mesure où ces garçons sont de très bons coureurs. Je crois que nous pourrons mieux nous exprimer. Je demande aux Gabonais qui vivent au Cameroun de nous soutenir.
