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Les propos du secrétaire général du Comité central du Rdpc, tenus publiquement dans la cité balnéaire, sont retournés dans tous les mauvais sens par des individus retors. L'adage qui dit : qui se sent morveux se mouche est-il entrain de faire ses effets ?
Les loups sortent du bois ! Cela pourrait être le titre d'un court métrage, dont René Sadi est malgré lui la tête d'affiche. En réaction au discours du fils du Mbam, pourtant resplendissant de clarté et de vérité, Jean-Pierre Bekolo s'est fendu d'une lettre ouverte dans les colonnes du quotidien Le jour, du 21 juin.
Se trompant d'acteur et surtout de scène, le cinéaste attribue au Sg/CC du Rdpc un rôle qui n'a jamais été le sien, tout au long du meeting de Kribi, début juin dernier.
"Il faudrait arrêter de faire croire aux Camerounais, que notre pays a des ennemis", assène-t-il gratuitement à René Sadi. Pourtant, et contrairement, aux insinuations du cinéaste, le ministre chargé de missions n'a aucunement parlé d'une quelconque menace blanche. Celui-ci a plutôt mis en garde certains Camerounais de la diaspora qui dessinent le diable sur le mur Cameroun. "Je crois humblement que JP Bekolo cherche à s'attribuer à lui le beau rôle et à Sadi le mauvais. Sa lettre n'est en rien une réponse à la sortie du Sg/Cc à Kribi, elle traduit plutôt le désarroi d'un être, qui une fois découvert, veut se donner bonne conscience", décrypte un analyste politique. Est-ce également le cas du Rdmc, qui sur la base de faux prétextes s'en est pris à René Sadi. "Oui", répondent à l'unisson les Camerounais avertis, et pas dupes du tout des propos volontairement alarmistes de ces "opposants" de la diaspora.
Prétendant réagir aux speechs de Kribi et d'Eseka, le parti de Milla Assoute (lui-même en exil volontaire en France) a paradoxalement pris un marteau pour tuer une mouche. "Le Rdpc est mal placé pour parler de diktat extérieur… Lorsque des dirigeants dénoncent l'ingérence des puissances étrangères, ils doivent avoir une cohérence avec les actes qu'ils posent au quotidien". Est-ce cela l'esprit des discours de Sadi à Kribi, puis à Eseka ? "Non, trois fois non ! Jamais le Sg n'a dit que les ennemis du Cameroun se recrutent parmi les puissances étrangères", rectifie un journaliste, présentant la particularité d'avoir vécu les deux discours, "injustement" incriminés par des politiciens du dimanche.
Ce que Sadi a dit à Kribi. Face à une foule nombreuse composée des militants et des populations du chef-lieu du département de l'océan, le Sg/CC du Rdpc a tenu en substance ce message, à la fois de paix et de discernement : "Comment clore mon propos sans vous inviter à plus de vigilance dans ce contexte propice à tous les excès, notamment aux excès de la parole qui font dire tout sur tout, tout sur tous et n'importe quoi sur n'importe qui". Mettant judicieusement en garde les partisans de Paul Biya, René Sadi a poursuivi : "Nous disons que nous sommes mieux placés que quiconque pour savoir ce que nous voulons, pour savoir ce qui est bon pour nous et ce qui ne l'est pas. Et en toute logique, nous pensons que seuls les Camerounais peuvent et doivent avoir le dernier mot quant à la direction qu'ils entendent imprimer à leur destin commun". Quel Camerounais, digne de ce nom, ne serait pas d'avis avec Sadi pour dire que jamais la déstabilisation ne passera par lui? JP Bekolo et Milla Assoute, peut-être pas !
© La Météo : Mamouda Labaran
