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Remous sociaux : Yaoundé sous haute surveillance

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gp Le déploiement presque discret des forces de sécurité autour de certains édifices publiques attirent quelques curiosités dans la capitale politique du Cameroun. Le nouveau dispositif sécuritaire est passé à sa quatrième semaine d’expérimentation dans la capitale politique Yaoundé.
Il s’agit en effet d’un déploiement presque discret des unités spécialisées de la police camerounaise autour de quelques édifices publiques et autres points stratégiques de la cité capitale. Le Groupement Spécial d’Opération (GSO) et les Equipes Spéciales d’Intervention Rapide (ESIR) brillent désormais par leur présence quasi permanente autour des services du Premier ministère, épicentre de la plupart des revendications sociales. Ici tout regroupement suspect ou non est immédiatement dispersé. Scénario identique au marché Mokolo, idem à la communauté urbaine de Yaoundé.

Au delà de ces postes fixes dont on observe la multiplication à travers la ville, le renforcement des équipes motorisées qui sillonnent de jour comme de nuit les artères de la ville de Yaoundé se passe de tout commentaire. De l’avis des responsables de la Délégation générale à la sécurité nationale, il s’agirait tout simplement d’assurer la sécurité des hommes et des biens. Une rhétorique encadrée par le souci de développer le concept de police de proximité.

 

Préserver l’ordre public

Si l’engagement pris par les responsables de la police de sécuriser au maximum la ville Yaoundé ne semble héberger nulle équivoque dont il soit donné à leur avis de détecter quelques motifs de suspicion, il reste tout de même à relever que la complexité de cette opération résulterait de la conjonction de plusieurs facteurs.

D’abord le spectre des émeutes de février 2008 et leur cortège de malheurs, la perspective d’une élection présidentielle qui davantage semble se préciser pour courant octobre 2011 ; les remous sociaux dont Albert Njonga et ses consommateurs, les huissiers de justice en quête de charges, les revendications des ex employés des sociétés liquidées, restructurées ou privatisées.

En sondant l’environnement dans lequel ce développe cette nouvelle démarche, le déploiement de ces forces qui semblent à la fois dissuasive et préventive viserait à parer à toute éventualité et éviter à Yaoundé toute mauvaise surprise liées à des manifestations publiques. L’attitude des responsables politiques apparait ainsi tributaire des enjeux qui interpellent la nation Camerounaise dans les tous prochains mois.

 

S.F

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